Carnet de route : La Corse - 2015
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LE RECIT DE NOTRE PERIPLE ...

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En préambule

Corsica ! Pour des amoureux – que dis-je, des fanatiques – des îles comme nous, il était grand temps d’aller enfin fouler le sol Corse. En effet, chacun de nous a entendu parler, à un moment donné, de cette ile pour différentes raisons : le FAMEUX GR20 qui, selon vos interlocuteurs traverse l’ile ou en fait le tour complet (en fait, du Nord-Ouest – Calenzana – au Sud-Est – Conca -) ; des paysages à couper le souffle ; son histoire avec en point d’orgue l’Empereur Napoléon qui a – presque – gouverné le monde ; ses célébrités dont Tino Rossi et sa fameuse Marinella (une plage du côté d’Ajaccio sur laquelle il avait élu domicile) ; sa charcuterie ou encore ses fameux chants Corses !

Bref, tout un tas de bonnes raisons qui nous ont convaincu d’y passer 2 semaines afin de nous faire notre propre idée. Notre choix s’est porté sur Cargese pour plusieurs raisons. La proximité de la mer – à 500m de la plage, c’est plutôt pas mal -, les calanche de Piana (et non les calanques …) à portée d’un jet de cailloux, sa localisation dans la réserve de Scondola, à mi-chemin – ou presque – entre Ajaccio et Calvi … Sans oublier, enfin, les montagnes dans un rayon de 20/30 km (le Monto Cinto qui culmine à 2710m se situe à 40 km de Cargese) et n’est-ce pas également le début du « Mare e Monti », autre sentier qui traverse cette fois l’ile d’Est en Ouest ?

Pour conclure, notre attente est grande et nous espérons que notre séjour sera à la hauteur de nos espérances … Les prochains jours le diront !

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Cargese

Cargèse, Pittoresque port de pêche et de plaisance. Ce village est une station balnéaire agréable à l'air marin et à l'ambiance méditerranéenne.Son histoire fût marquée par l'installation d'une colonie grecque au XVIIe siècle.
De ces influences, le village garde deux témoignages religieux complémentaires avec deux églises qui se font face, l'une au rite Latin, l'autre au rite Byzantin.A Cargèse, se faisant face, l'église Grecque et l'église Latine recèlent, toutes deux, une infinité de témoignages de l'histoire locale.

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Piana

Située à 68 kms d'Ajaccio, le village de Piana bâti sur un plateau de 438 ms d'altitude, surplombe le golfe de Porto et fait face aux presqu'îles de Senino et Scandola.

Classé un des plus beaux villages de France, ce village pittoresque avec ses maisons ocres en amphithéâtre dominées par l'église Ste Marie, construite en 1792, a conservé tout son caractère typiquement corse.

La région de Piana, la pieve de Salogna, fût mentionnée pour la première fois dans l'Historica di Corsica de Filippini en 1594. Au XVème siècle, le territoire actuel de la commune formait la piève de Salogna, placé sous l'autorité des Seigneurs de Leca dont le domaine s'étendait du sud de Calvi jusqu'au nord de Propriano. Elle était composée de huit hameaux échelonnés depuis la plage de Chuini jusqu'à Piana. L'église piévane se située à San Marcellu (à 4 km au sud de Piana, près de la route d'Ajaccio).

Les Seigneurs de Leca se révoltèrent contre la domination génoise mais furent vaincus et massacrés. La prise du château de Jean-Paul de Leca, le 29 mars 1489, constitue l'un des derniers épisodes de cette lutte. Le château se dressait à 4 km à l'est du village sur la 'Spija dei conti' (crête des comtes) juste au-dessous du Monte Vittulo. Les génois massacrèrent tous les défenseurs à l'exception des femmes et des enfants. Pour mettre un terme aux liens constants des habitants et des seigneurs de Leca, les autorités génoises détruisirent le château ainsi que les hameaux de la piève et en expulsèrent la population avec interdiction de s'y établir sous peine de mort.
Ainsi durant deux siècles de 1489 à 1690, toute la région fût désertifiée sauf de rares cultures permises aux gens venant de la montagne. Au XVIème, pour se protéger contre les attaques des pirates barbaresques, les génois construisent les tours génoises. A partir de 1690, sans doute parce que la puissance déclinante de Gènes ne pouvait plus s'y opposer, a lieu la reconstruction du village de Piana. Une ancienne chapelle entièrement démolie qui domine le hameau devient l'église paroissiale vouée aux Saint Pierre et Paul.
Avec le golfe de Porto, le golfe de Girolata et la réserve de Scandola plus au nord, les calanche de Piana sont inscrits depuis 1983 sur la liste du patrimoine mondial.

CALANCHES DE PIANA

Classées patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO, vous serez totalement éblouis par toute cette beauté. Ces roches creusées par les vents, l'eau et le temps ont pris des formes étonnantes que vous ne manquerez pas de comparer à un quelconque animal. Une des curiosités des 'Calanche' consiste à les visiter pendant le coucher du soleil, où elles prennent alors une couleur rouge sang superbe.

Les calanche de Piana sont parcourues par plusieurs sentiers :

  • le sentier bas vers le "Château fort" : sentier démarrant de l'« épingle à cheveu » de la route D 81 au lieu-dit « la Tête du Chien » et qui mène au rocher dit « Château Fort » (altitude 332 m). Le sentier est une longue descente sinueuse vers le bord des falaises surplombant le golfe de Porto, au milieu d'un chaos de pierres. Ce parcours, d'une durée d'une heure aller, n'est pas d'une grande difficulté mais nécessite des chaussures de marche à cause de la présence constante de pierres chaotiques au sol. La fin du sentier a été décorée de cairns (amoncellement de pierres) par les randonneurs. Certains cairns sont placés sur des rochers dont l'accès nécessite de l'escalade. Profitez de la vue dégagée sur tous les environs : Piana, la tour de Turghju, les golfes de Porto et de Girolata, la marine de Porto et les 2525m du sommet A Paglia Orba. Le seul retour possible est de rebrousser chemin.
  • Il faudra beaucoup d’imagination au randonneur pour trouver quelque reflet rocheux de couleur bleue dans cet univers minéral où dominent plutôt les tons rouges, ocres voire oranges des granites. C’est pourtant le nom donné au sentier des Roches Bleues, parmi les plus beaux de cette région. Après avoir laissé la voiture sur le parking de la « Tête du chien », on marche 900m en direction de Porto sur la D81. Des panneaux indiquent les sentiers des Roches, Bleues, Capu d’Ortu de l’autre côté du parking des ruines « A Dispenza », début de notre randonnée. Celle-ci commence par une montée assez longue (plus d’une heure), au cours de laquelle on aperçoit les restes de dallage d’une ancienne voie de circulation, un couvert végétal assez dense et le golfe de Porto qui apparaît à travers la végétation. La fontaine d’Oliva Bona permet de se désaltérer après une montée de 400m, à proximité d’une ancienne aire de charbonnier. On pénètre ensuite dans une jeune forêt de pins et peu après une zone rocheuse (alt. 733 m) avec vue imprenable sur le Golfe de Porto et les montagnes environnantes. La descente démarre peu après, sous les pins puis à travers l’ancienne châtaigneraie de « Palani ». On remarque au loin le golfe de Girolata (roches rouges), ainsi que le village d’Osani (ancien site d’extraction d’anthracite).On poursuit sur Piana pour arriver à une intersection où il faut suivre les « Roches bleues ». On surplombe le lit d’un ruisseau à sec avec des vues sur la tour de « Capu Rossu » ainsi que le rocher caractéristique du « Château fort ». On poursuit jusqu’à apercevoir la route des Calanche en contrebas. Le chemin se corse – sans jeu de mots - tout simplement parce qu’il n’existe quasiment plus ! Il faut poursuivre à travers les cistes et les bruyères, voire même faire de l’escalade (légère, rassurez-vous) pour atterrir à proximité du « Chalet des Roches bleues pour se restaurer et se rafraichir. Il reste ensuite 500m à parcourir sur la route pour retrouver le parking. Comptez 4heures pour la durée de cette balade, agréable mais être bien équipé et le faire plutôt « à la fraîche » !
  • "l'ancien sentier de Piana à Ota" : sentier partant de l'oratoire Santa Maria situé sur la D81, peu après le bar des Roches bleues en montant de Porto, au milieu de la traversée des Calanche, et qui rejoint le précédent sentier. Il s'agit d'abord d'une très forte montée en escaliers et en zig-zag, puis une fois un petit col atteint, c'est une légère descente vers le stade de Piana et le ruisseau du Mezzanu. Il s'agit d'un chemin muletier ancestral soutenu par des murs en pierre sèche, d'une hauteur atteignant parfois plusieurs mètres, et bien pavé de pierres. Ce parcours, d'une durée d'une heure aller, n'est pas d'une grande difficulté mais nécessite des chaussures de marche à cause de la présence constante de pierres au sol. La vue au col est spectaculaire et panoramique : golfe de Porto, pointe de Scandola, vue sur le village de Piana, surplomb de l'ensemble des calanche de Piana. Le retour peut se faire de trois manières : en tournant à gauche aux trois quarts du parcours vers le bar des Roches bleues (forte côte, puis forte descente), soit par la route en contrebas, soit par un retour sur ses pas.


RESERVE SCONDOLA

Classée réserve naturelle et au Patrimoine Mondiale par l'Unesco, son accès est très réglementé. La réserve est un véritable sanctuaire de la faune et la flore méditerranéenne, dont le seul accès est maritime, vous y découvrirez aussi le village de Girolata, qui a pour particularité de ne pas posséder d'accès routier.

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Ajaccio

A 45 minutes de Cargèse se trouve la cité impériale, berceau de l'empereur Napoléon Bonaparte. Vous n'aurez pas assez d'une journée pour parcourir toutes les curiosités qu'offre cette ville.
Le musée Fesch, qui regroupe la plus importante collection de tableaux de la Renaissance italienne après celle du Louvre, et qui fût rassemblée par le Cardinal Fesch, oncle de l'empereur.
Au même endroit vous pourrez visiter le tombeau impérial où sont tous les membres de la famille Bonaparte, à l'exception de l'Empereur bien entendu.
Toujours dans le même bâtiment mais dans l'autre aile, la bibliothèque qui renferme de merveilleux trésors, dont le plus ancien date de 1245 après J.C
La maison Bonaparte, où naquît Napoléon, est aujourd'hui un musée très fréquenté, et dont la décoration est telle qu'elle fût à l'époque du souverain.
Comment quitter la cité sans passer par les deux grandes places, la place De Gaulle où se trouve la statue de Napoléon entourée de ses quatre frères, et la place d'Austerlitz dominée par une autre statue en haut d'un grand escalier où sont décrites les grandes innovations et réformes qu'il mit en place lors de son règne.
Enfin n'oubliez surtout pas à prendre le petit train de la cité, qui vous emmènera jusqu'aux îles Sanguinaires.

ILES SANGUINAIRES

SENTIER DES CRETES

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A l'interieur des terres

LAC de CRENO

D70 jusqu'à Vico puis D23 jusqu'à Soccia. Il faut prendre la route au-dessus du village qui va jusqu'au parking. Le sentier démarre au niveau du parking en terre au pied d’une immense croix en métal, en suivant la rivière sur le versant nord du Monte Sant Eliseo. Cette superbe balade vers l'un des plus beaux lacs de l'île s'effectue de préférence au petit matin (9h00 au plus tard). Le chemin balisé en jaune s’élève d’abord en crête puis poursuit à flanc de montagne. Belle vue sur la rivière Ziocu (pour les amateurs de canyoning ou tout simplement s’y tremper les pieds). Environ 1h15 de montée est nécessaire pour atteindre Creno (qui ne se découvre qu’au dernier moment). Joyau parmi les joyaux entouré d'un écrin de pins Laricio, vous apprécierez sa beauté et sa quiétude. Vous pouvez faire le tour complet du lac pour admirer les nénuphars et de minuscules droséras (plantes carnivores). Un superbe panorama sur les montagnes et gorges environnantes vous attend de l’autre côté du lac. Pour les plus sportifs, il est possible de continuer un sentier vers un chapelle au sommet du Monte Sant’Eliseu.

GORGES DE SPELUNCA

Au départ du village d'Ota plus précisément à 2 km de l’église, direction Evisa), cette promenade ombragée s'effectuant sur un faux plat ravira toute la famille. On se gare au pied du pont routier sur la rivière Lonca. Le sentier démarre d’un escalier juste après un second pont. Balisé en orange (section du Tra Mare e Monti), il longe la rivière, s’élève dans les gorges environnantes et vous guide jusqu'au pont génois de Zaglia (compter une petite heure, 100 m de dénivelé). Les plus jeunes et les plus courageux n'hésiteront pas à se baigner. Cette belle promenade est aussi l'occasion d'un agréable pique-nique. On remarque tout le long les restes de dallage au sol, vestiges d’une voie de communication très empruntée entre Ota et Evisa. A noter que ce pont a été construit en 1797, la Corse était alors Française, mais sa conception elle est bien génoise …Le sentier se poursuit jusqu’à Evisa, avec de belles vues sur Ota et les gorges, mais il faut bien compter 3 heures pour l’atteindre. Après, il faut retourner chercher votre voiture, ou rebrousser chemin (pas de boucle possible).

FORET D’AITONE

Poumon vert de l'arrière-pays de Porto, la forêt d'Aïtone s'étend sur 4 000 hectares, entre 800 et 2000 mètres d'altitude. Elle se compose principalement de pins laricios - résineux typiques de la Corse - et de hêtres, ainsi que de parois rocheuses. Aussi, la végétation luxuriante de même que la fraîcheur de l'endroit offrent un contraste saisissant avec les paysages du golfe de Porto. Autre distinction, la faune y est beaucoup plus présente. Il est courant d'y croiser quelques cochons sauvages et même des vaches.Les cascades, également appelées piscines naturelles, constituent une autre caractéristique essentielle du massif forestier. Il s'agit même de l'attraction principale de la forêt d'Aïtone.

Cette forêt doit son nom au mot latin « abies » qui désigne le sapin bien présent dans le secteur avec la variété « abies alba », à savoir le sapin blanc. Riche également en hêtres et pins laricios, elle intéressa beaucoup les génois qui l’exploitèrent pour la construction navale. Pour s'y rendre depuis Porto, il faut emprunter la D 84, direction Evisa. Au-delà de ce dernier village, vous devrez poursuivre sur la même route, en direction du Col de Vergio. Roulez encore quelques kilomètres jusqu'à un large sentier, situé sur votre gauche. Petit point de repère : la barrière, qui bloque l'entrée du chemin forestier aux véhicules, est dotée d'un panneau annonçant « Stationnement interdit. Accès pompiers ». Vous pourrez néanmoins vous stationner le long de la route, avant de vous engager dans la forêt.Une fois sur place, vous avez le choix entre vous limiter à la découverte des cascades ou vous engager dans une randonnée quelque peu acrobatique de 3 heures.Si vous optez pour la première alternative, vous n'aurez qu'à marcher une dizaine de minutes sur le sentier de départ, puis à prendre une sorte d'escalier sculpté dans la roche qui mène directement aux cascades situées en contrebas. En y accédant, vous verrez, sur votre droite, un ancien moulin ainsi que le torrent qui se jette dans les piscines naturelles. Pour vous en approcher au plus près, vous devrez sautiller de rocher en rocher. Véritable éden de fraîcheur et de calme, ces cascades se composent de petits bassins naturels peu profonds et encadrés par une végétation verdoyante.Si vous choisissez de poursuivre votre découverte de la forêt par une randonnée, remontez l'escalier de pierre afin de rejoindre le sentier. Prenez à gauche, puis suivez le balisage orange peint sur les arbres ou sur les pierres. Soyez vigilant, ces indications sont vraiment discrètes. Vous verrez que le sentier se réduit peu à peu, à tel point que la randonnée finit par s'apparenter à une expédition en montagne voire à de l'escalade, plutôt qu'à une paisible promenade en forêt. Après avoir passé une passerelle, située au-dessus d'un torrent, vous commencerez, en effet, à gravir un étroit layon plein de rocaille. Plus haut, vous serez même amené à escalader des rochers. Cet exercice quelque peu périlleux aura au moins le mérite de vous offrir un magnifique point de vue sur le massif forestier. Au-delà, la randonnée devient vraiment dangereuse, dans la mesure où il faut gravir une paroi rocheuse. Aussi, il faut nécessairement être bien chaussé pour continuer. Sinon, on peut rebrousser chemin, descendre jusqu'à la passerelle, la traverser puis remonter sur le sentier de départ.

Guy de Maupassant parlait en ces termes de cette forêt : « Les sapins démesurés élargissaient sur nos têtes une voûte gémissante, poussaient une plainte continue et triste, tandis qu’à droite comme à gauche, leurs troncs minces et droits faisaient une sorte d’armée de tuyaux d’orgues d’où semblait sortir cette musique monotone du vent dans les cimes. » Nous n’aurions pas si bien dit …

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En conclusion

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