Carnet de route : Les Cyclades - 2005

(Andros et Tinos)

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LE RECIT DE NOTRE PERIPLE ...

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Samedi 03 septembre à Lundi 05 septembre

Andros Batsi

La journée du samedi est consacrée au transport, comme c'est souvent le cas dans nos voyages. Ce matin, nous avons pris l'avion en direction d'Athènes, et les 5 heures de trajet s'expliquent par un arrêt à Mulhouse, qui n 'était pas prévu lors de l'achat des billets ... 1h de trajet + 2h40 pour rejoindre l'aéroport international d'Athènes, où nous arrivons vers 16h15 (+ 1h par rapport à la France). Les infrastructures sont récentes, suite aux derniers JO qui ont eu lieu ici : l'aéroport, les routes, le métro à 2 min ... très facile de rejoindre les grandes villes par les transports en commun. C'est sur Rafina que nous nous dirigeons pour prendre un ferry direction Andros. Le bus est face à l'hôtel Sofitel (très grand et très cher : plus de 100 € la chambre double et pas encore aussi connu grâce à DSK) et nous amène à destination en moins d'1/2 heure. Arrivés sur le port, où l'agence Blue Star Ferries nous ouvre ses portes … Un ferry par à 18h45 mais une confusion dans les horaires nous fait prendre celui de 19h15. Beaucoup de monde et de voitures en descendent mais peu en revanche partent, soit pas mal de places de libres ! Le ferry est superbe et en très bon état. Nous restons quelques minutes à l'extérieur pour admirer le coucher du soleil avant de rentrer à l'intérieur profiter des sièges confortables dans une ambiance chaleureuse. Arrivés à Gavrio 2 heures plus tard, un bus nous attend pour nous amener à Batsi, sur la route de Chora. Et le ferry précédent à beau être arrivé plus tôt, ses passagers prennent le même bus que nous ! Donc, à Batsi, à la descente de bus, nous n'avons pas à chercher bien loin pour nous loger : un « petit vieux » nous fait visiter un studio et après négociation, nous acceptons de bon cœur d'y passer trois nuits (75€ au lieu de 135€, c'est tout bénéf). Gros avantage par rapport à une chambre, vu que nous pouvons y prendre le petit déjeuner, préparer le casse-croûte du midi ... pour l'heure, nous nous dirigeons vers une taverne à proximité, très couleur locale, où nous dégustons des pitas, du cochon grillé et une salade grecque (avec la fêta !) pour un prix minime. Et retour dans notre chambre pour une bonne nuit de sommeil.

La nuit a été dure ! Non que le lit fut trop dur ou trop mou ou les voisins trop bruyants. Mais la route principale en direction de Chora (la capitale) passe juste sous nos fenêtres (mais nous ne l'apprendrons que plus tard dans la journée) et nous entendons régulièrement pétarader les mobylettes ou voitures qui vont et viennent tard dans la nuit. Ajoutez à cela le changement de nos repères, la fatigue du voyage et la chaleur (pas de canicule mais quand même !) en plus, et vous comprendrez pourquoi nous ne nous levons que vers 10h après avoir profité d'une grasse matinée reposante. Le premier mouvement est vers le super-market du coin, pour subvenir aux besoins du petit-déjeuner (lait, chocolat, jus de fruit et cookies pour nous donner la pêche). Ce n'est qu'à partir de là que nous partons à la découverte de la ville. L'accès au « centre ville », bref à la mer, est rapide et donne l'occasion de voir de part et d'autre des studios ou chambres à louer. Pratiquement toutes les habitations proposent des couchages, et nous comprenons pourquoi notre « petit vieux » n'a pas trop négocié quand on voit le peu de touristes dans le coin. En effet, le gros de la période touristique est maintenant passé, et les chaises longues sur la plage restent vides de toute présence. De nombreuses boutiques proposent des souvenirs, articles de bain ou bijoux, et les soldes atteignent 50% (affichés tout au moins). Les terrasses des bars et restaurants n'accueillent que peu de monde et il est clair que les commerçants sont plutôt maussades. La prochaine étape est la plage (Agia) Marina, à moins d'un km du village. Une route puis un chemin nous y mène facilement, et bien qu'elle soit petite, il n'est pas difficile de s'y faire une place. L'eau est transparente comme au sortir du robinet, et d'une température plus que confortable pour y rester quelques minutes. Il ne fait pas trop chaud dehors (25/26°) et seul le vent ininterrompu pourrait gâcher le spectacle. Mais il est plus qu'agréable de se poser ainsi 1h, à paresser au soleil et admirer les fourmis au travail ! Un grand escalier puis un chemin nous mènent jusqu'à une église – en bord de route - puis un site archéologique mais, l'un comme l'autre sont fermés. Nous prenons à travers les champs des sentiers qui nous ramènent sur Marina, profitant au passage des bonnes œuvres de la nature : citrons verts et jaunes, raisins, figues ...un enchantement pour nos palais. Nous longeons la côte sur quelques mètres, histoire de voir la plage Delavoyas, site nudiste non officiel mais ... connu de beaucoup de monde, puis retour sur Batsi par la route de l'aller. Une bonne douche, un peu de repos quand même ...et nous redescendons trouver une taverne qui veuille bien nous accueillir. Et il se trouve qu'elle est juste à côté de celle de la veille, mais avec vue sur la baie panoramique. Le repas est excellent : salade grecque, pork & chicken souvlaki (brochettes accompagnées de frites et pita) et, en entrée, tzatziki, crème à l'ail qui se déguste sur du pain grillé. Un régal. L'avantage est que vous prenez un plat pour 1 ou 4 personnes : on vous fait payer le couvert et le pain mais ensuite vous pouvez manger ce que vous voulez parmi la carte. Il n'y a toujours pas de dessert et le vin rouge local n'est pas mauvais. Puis retour dans notre studio pour une meilleure nuit !!!

...qui l'a été, mais il manque toujours quelque chose. Enfin, bon, ce n'est pas bien grave : nous sommes en vacances, il fait beau et nous avons tout le temps pour profiter des paysages. Le petit déjeuner est pris assez rapidement, et nous décidons de faire aujourd'hui un peu de marche. Direction le Monastère de Zoodougos Pigis, signalé dans un carnet de voyages sur internet. La carte de l’île fait bien état de ce monument, et un chemin semble y conduire facilement. Il faut traverser toute la ville pour le trouver (vers Gavrio) mais il débute bien à l'endroit indiqué. C'est plus tard que cela se corse, étant donné que le sentier disparaît au fur et à mesure que nous montons. Finalement nous considérons qu'il faut arriver en haut de la colline (400m) par nos propres moyens et donc nous avançons à travers les murailles, oliviers, chèvres et fourrés, avec cet objectif. Nous rejoignons finalement un chemin plus praticable qui, à terme nous mène au monastère convoité. Impossible d'y accéder - fermé, mais habité - aussi, après un pique-nique rapide, nous faisons le tour du mont pour redescendre sur Batsi par le chemin initialement prévu. Cela permet d'avoir de très beaux points de vue sur Batsi, Gavrio et également sur l'autre versant de l'île. Les chèvres, figuiers et pins parasols nous accompagnent tout au long du chemin, et le vent permet de limiter la chaleur. Mais il fait très bon et, finalement, c'est une balade relativement facile. Connaissant le point d'arrivée, nous redescendons sur Batsi à travers des sentiers plus ou moins abandonnés et nous engageons dans des ruelles qui nous permettent de découvrir les arrières de la ville. Elle n'est pas bien étendue, 3 km à peine, et il n'y a pas trop de risque de se perdre. Très agréable de se promener dans les ruelles ombragées et de découvrir ainsi des maisons et demeurent qui sont invisibles depuis le front de mer. C'est l'après midi et tous les magasins sont fermés, ainsi que la plupart des tavernes. Nous trouvons cependant un café / pâtisseries ouvert, chez lequel nous prenons un « Nescafé frappé » (boisson traditionnelle ici), ainsi que 2 pâtisseries (baklava et kataifi : au miel, délicieux, mais cela tient sur l'estomac). Retour dans notre studio ou après une pause technique et des changements vestimentaires, nous repartons pour la grande plage de Batsi : très bien située au milieu de la baie, des parasols et transats semblent être à notre disposition ...et il ne nous faut pas longtemps pour en profiter. L'eau est délicieuse et le soleil ne tape pas trop fort. Idéal pour profiter de la fin de journée. Retour au studio où nous nous changeons, nous reposons un petit peu et préparons nos sacs étant donné que nous repartons demain. Nous prenons le chemin de la première taverne qui était pour nous plus intéressante au niveau qualité/prix (Chez Louis, les meilleurs souvlaki d'Andros !). Et nous ne sommes pas déçus du choix, car Louis a préparé du porc sauté à sa façon et c'est délicieux ! (l'avant-veille, le cochon l'était autant...) plus aubergines frites et pitas. Nous avons l'estomac plus que rassasié ! Mais c'était divin... Un spectacle est prévu ce soir dans le centre : danses folkloriques grecques, turques bulgares. Chaque troupe de danseurs / musiciens donne le meilleur de lui-même et les nombreux habitants et touristes présents dans le coin (une centaine de personnes environ) passent un très bon moment. Nous les quittons vers 22h30 pour aller dormir.

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Mardi 06 septembre à vendredi 09 septembre

Andros Chora

Le lever, pas trop tardif, afin de profiter de la journée sur la capitale, Chora. Après avoir récupéré mon passeport (laissé en caution) et payé les propriétaires, nous descendons dans le centre (toujours des escaliers !) pour prendre le premier bus pour Andros. Pas facile de repérer l’arrêt et de connaître l’heure du prochain passage mais finalement nous n’attendons pas plus d’½ heure pour monter dans ledit bus. A priori les bus sont en fonction des ferries, et sont direct pour Andros (direction Gavrio via Batsi ). Une seule route principale sur l’île, c’est un avantage. Bus de bon standing que nous quittons au milieu de la route pour en prendre un autre, de moins bonne facture ! A priori, le premier bus va desservir une ville dans le sud, alors que le second traverse l’île d’Est en Ouest. La route nous permet d’avoir de beaux points de vue sur l’île et ses rivages, et d'apercevoir des demeures perdues au milieu de nulle part. Arrivés à la gare routière de Chora, nous partons à la recherche d’un logement. Il y a à priori beaucoup moins de chambres ou studios à louer ici que sur Batsi, et nous traversons pas mal de ruelles sans voir le moindre panneau « room rent ». Dans le premier établissement, on nous propose un studio à 40 € au lieu de 6 0€ et une chambre pour 20 € au lieu de 25 € / nuit (pour 4 nuits). Fiers de nos précédentes négociations et en souvenir de l’Indonésie, nous pensons trouver moins cher ailleurs, malgré ce que nous dit le fils du propriétaire. Avec raison, étant donné que nous trouvons un studio en bord de mer où nos négociations se terminent à 20 €/ nuit (50 € à l’origine). Et il sera plus agréable d’entendre le bruit des vagues que celui des voitures pour s’endormir ! Une fois installés, nous partons à la découverte de cette ville. Chora a su se préserver des affres du tourisme pour faire cohabiter de somptueuses demeures à de plus "simples" maisons cycladiques. Le point central, ou tout au moins celui vers lequel convergent tous les regards est l’Église Notre-Dame (Panagia tis Kimissis). La principale rue de la ville, l’Odos Alkibiadou Empirikou, a été nommée ainsi en l’hommage à cette famille (Empirikos) d’armateurs qui ont fait beaucoup pour la Grèce, et Andros en particulier. D’un côté, vous vous dirigez vers la poste, l’école et la bibliothèque, ainsi que vers la gare routière. De l’autre, c’est beaucoup plus intéressant ; des magasins, commerces, tavernes … de part et d’autre de la rue qui se termine sur une très belle place ombragée avec vue sur la plage Paraporti d’un côté (pas de bâtiments aux alentours) et la plage de Nimborio (entourée de magasins et de restaurants) de l'autre. L’endroit est idéal pour se reposer et boire un verre. A partir de 15h, toutes les boutiques ferment pour ne rouvrir que vers 18h (longue pause pour le déjeuner et la sieste…). C’est l’occasion pour nous d’aller nous détendre sur la plage (Paraporti). Peu de monde tant sur la plage que dans l’eau. Une rivière (d’eau douce ?) se jette dans cette crique, et légion de canards et même des cygnes en profitent pour se détendre dans le coin. La température de l’eau nous fait apprécier la baignade et ses 25° environ ne sont pas trop éloignés de la température extérieure. Hélas, toujours beaucoup de vent. Pas mal de vagues et rapidement on s’enfonce dans l’eau (attention au courant) mais on ne peut pas dire qu’il y ait de très beaux fonds marins (malgré la clarté de l’eau). Puis retour dans le studio en passant par la rue principale (et donc toujours des marches à monter et à descendre). Après un bonne douches et quelques minutes à bailler aux corneilles, nous repartons dans le centre pour trouver une bonne taverne. Quatre ou cinq restaurants sont présents sur la plage de Nimborio (dont 2 déjà fermés pour la saison) mais nous voulons voir ce que la ville a à offrir. Peu de choses en l’occurrence qui nous attirent, mais nous faisons halte dans un troquet exclusivement grec (la serveuse ne parle même pas anglais) pour prendre l’apéritif : un vin blanc très correct, sec accompagné de mezès (assortiment de charcuteries, fromage…) nous met en appétit. Nous retournons sur les tavernes de bord de mer pour le dîner, à savoir : salade grecque, tzatziki, souvlaki de porc et ?? (sorte de lasagnes mais avec des macaronis). Le monde arrive au fur et à mesure, et vient dans la taverne où sont déjà installés tous les autres clients, amusant : le monde attire le monde ! puis retour vers 22h30 dans notre logis pour une bonne nuit.

Vraie journée de randonneurs le lendemain. Nous avons trouvé sur Internet un carnet de route qui fait allusion a une sentier qui rejoint Menites depuis Chora, balisé « 1 ». Il est facile à trouver depuis la plage de Nimborio : en effet, vous remontez la rivière (à sec) qui se jette dans la baie et, après avoir longé le lit quelques minutes, vous tombez sur un pont en bois à la croisée de chemins. Le sentier [1] est bien visible sur l'escalier qui monte vers les hauteurs de Chora, mais nous ne prenons hélas pas le bon chemin qui se dirige vers Ipsilou. Nous ne le saurons que le soir au retour mais, en attendant, nous voici engagés sur la route des « studios St Louis ». Très ombragé, le sentier nous permet d'admirer différentes espèces d'arbres : oliviers, cyprès et chênes, et des demeures en très bon état alors que d'autres sont laissées à l'abandon. Quelques voitures empruntent cette route mais je crains pour leurs pneus étant donné l'état de la chaussée.
Nous arrivons aux studios St Louis indiqués plus haut : des vignes et citronniers entourent un immense jardin avec piscine, et les bâtiments d'architecture style 18ème sont superbes. Mais je ne pense pas que le prix y soit à 20 € la nuit ! Le sentier continue ensuite puis se divise en une route goudronnée à gauche, que nous laissons, et un chemin en béton sur la droite qui nous paraît « sympathique ». Nulle trace de « 1 » ou de que ce soit, mais ce n'est pas bien grave, on est aventuriers, non? (gloups !) La route monte de plus en plus et les arbres ont disparu au fur et à mesure. La chaleur se fait assez présente par moment... mais le fait qu'il y ait une taverne au bout du chemin (du moins elle est indiquée) nous donne du courage. Hélas, arrivés là-haut, il faut se rendre à l'évidence : nous ne sommes pas sur le bon chemin et qui plus est, la taverne est fermée ! Un sentier est accessible juste à côté et d'après notre carte, nous ne sommes pas bien loin de Ipsilou, où nous aviserons. Les sentier est agréable mais se perd dans la végétation et nous avançons un peu à l'aveuglette, sachant qu'il n'y a pas trente six mille chemins possibles non plus. Nous arrivons sur une route goudronnée et, après avoir hésité entre la droite et la gauche, nous optons finalement pour cette dernière. Nous sommes en fait entre les deux villes Ipsilou et Lamira, et le descriptif fait état d'un croisement du sentier [1] avec cette ville. Et personne dans les environs n'est capable de nous renseigner sur ce sentier pédestre, inconnu au bataillon ! Après quelques minutes, nous arrivons sur Lamira et, au détour du chemin, nous trouvons le repère [1] tant convoité qui nous engage... à rester sur la route. Mais nous la quittons rapidement pour entrer dans la ville où le chemin serpente bizarrement. Nous restons sur nos gardes pour toujours avoir un « 1 » en vue mais nous pensons de nouveau le perdre quand nous empruntons un sentier couvert de végétation et enfoncé par endroits. Mais il est de nouveau en bon état et balisé, ce qui nous redonne confiance. Sur la route, nous empruntons un pont datant de 1912 et, une demi heure plus tard, un autre pont datant de 1890. Un panneau indique que c'est la famille Empirikos qui l'a financé. Sur la route, nous observons de nombreux pigeonniers ainsi que des cabanes toutes en pierres relativement anciennes : pour les chèvres sans doute. Après ce pont, une bifurcation signale le « 1 » sur la gauche mais notre guide (livre) nous oriente à droite vers Menitès. Après plusieurs escaliers, tout en suivant un caniveau, nous arrivons au pied de l’église, devant la fontaine avec 4 têtes de lion, source d’où jaillit l’eau. La taverne Karidhies nous ouvre ses portes et il serait dommage de ne pas s’y arrêter. Nous y dégustons une omelette - la fourtalia - (aux pommes de terre et saucisses) ainsi que des spécialités locales qui nous redonnent des forces. Une route en cul de sac rejoint la taverne et pas mal de voitures de location y font halte. L’église est fermée et une équipe de reporters décide de nous faire parler de notre venue sur Menitès pour un reportage TV. Le fait que notre anglais de soit pas digne de Shakespeare ne semble pas les tracasser ! Puis nous redescendons jusqu’à la bifurcation où nous prenons le sentier « 1 », qui va nous mener à Messaria. Là encore, il faut rester sur la bonne route et ne pas hésiter par moment à prendre des sentiers qui semblent peu fréquentables. Mais nous arrivons finalement dans la ville, au niveau de la taverne Dionisos. Si vous allez à droite, vous suivez le sentier « 1 » en direction du Monastère de Panachrantos. Dans notre cas, nous souhaitons redescendre vers Chora, et un escalier 800m à gauche doit nous y mener. Après l’église, la chapelle et avant la maison, un nouvel escalier nous fait descendre vers une rivière où est construit un pont pour piétons. Un chemin semble conduire vers Chora et un autre vers Lamira que nous empruntons pour retrouver le sentier « 1 », et donc le prendre pour le retour. Mais finalement un chemin nous oriente vers une route qui descend vers Chora, et nous coupons à travers la vallée dès que nous voyons l’indication des « studios St Louis ». Et retour sur le chemin aller puis nous suivons le « 1 » au niveau du pont de bois qui nous amène dans les hauteurs de Chora. Au final, 7 h pour faire la boucle, mais nous avons pris notre temps. Après un court arrêt au studio pour nous changer, nous allons sur la plage de Nimborio pour nous détendre les jambes. Moins profonde que Paraporti, moins de sable, plus sale et moins agréable pour s’y baigner. Retour au studio à 50 m de là où, après la douche et le petit repos traditionnel, nous remontons sur le centre ville dans notre café préféré où nous dégustons notre petit vin blanc sec accompagné des mézès de mise en bouche. Le tout pour 4 €, on ne va pas se priver ! Nous retournons dans les tavernes de bord de mer, et notre choix se porte sur la suivante par rapport à la veille : nous dégustons une salade de thon accompagnée de souvlaki et d'un gratin de patates qui nous cale. La restaurant est spécialisé « italien » avec un grand choix de pizzas et de pâtes diverses. Les gens arrivent un peu plus tard (vers 21h30) et s’installent où se trouve déjà le monde, c’est à dire dans cette taverne. Retour au bercail pour reposer nos jambes lourdes !

Ce jeudi est la journée culturelle du séjour. Cela évite de dire reposante mais en plus cela fait apprendre de nouvelles choses. Autrement dit, la matinée est consacrée à la visite du musée archéologique de la ville (2 heures suffisent pour cela). Ouvert de 8h30 à 15h (sauf le lundi), ce musée est essentiellement alimenté par des vestiges découverts sur le site de Zagora. Des objets du 12ème siècle avant JC y ont été découverts, et il a connu ses heures de gloire sous différentes civilisations (romaine, christianisme…) D’autres sites archéologiques ont également été découverts de part et d’autre de l’île qui en font une particularité dans les Cyclades ( avec Milos et ces quelques vestiges, ainsi que Delos, mais il me semble que ce sont les seules iles). C’est donc intéressant et instructif de découvrir ce musée qui, bien que limité, est bien organisé. Nous faisons ensuite un tour dans la ville. Les gens sont assis aux terrasses en train de boire un « Nescafé frappé » ou manger des pytas, mais peu prennent un vrai repas. Les grecs semblent manger un peu tout le temps et à n’importe quelle heure, et il faut reconnaître que bon nombre d’entre eux sont assez enveloppés. Chora n’est pas une ville balnéaire et ne souhaite pas attirer les touristes. Il y très peu de chambres ou studios à louer, peu de bars ou tavernes et les boutiques de souvenirs sont quasi inexistantes. C’est une volonté de la ville qui souhaite garder un certain standing (beaucoup d’anciennes maisons d’armateurs). Soit une ville « riche » qui me fait penser un peu à Arcachon (près de Bordeaux) pour ceux qui connaissent. Nous décidons d’aller passer l’après midi sur la plage Lidi, sur le versant droit de la vallée en regardant la mer. Il faut pour cela passer le promontoire droit de la vallée et il semble que plusieurs chemins permettent d’y accéder. Nous nous y dirigeons en passant par la plage de Paraporti. A droite de cette plage, un escalier nous mène sur un chemin le long de la péninsule. Nous le suivons comme nous le pouvons (aucun balisage) puis le sentier s’arrête devant une chapelle perdue en bord de mer. Elle est bien entendue fermée, mais le point de vue sur Chora ( et son kastro) vaut le détour. Des sentiers se poursuivent le long de la péninsule aussi continuons-nous notre route. Un peu d’escalade, un pied sûr et un peu de courage nous font passer de l’autre côté et apercevoir finalement la plage convoitée. Nous descendons à travers des buissons épineux dans la baie quasi-déserte, 1 seul baigneur aux environs. Il ne semble pas y avoir d’accès direct à cette plage qui est assez sauvage et accueillante. L’eau est toujours aussi bonne mais il faut traverser quelques bancs de gros cailloux pour en profiter. Le coin pourrait être très sympa s’il n’y avait pas les déchets ramenés sur la plage : laque à cheveux, bouteilles et sacs plastiques, tubes de colle… Là-aussi, une rivière descend dans la vallée et permet ainsi à une nature verdoyante de s’y développer. Nous voyons trois personnes descendre depuis les hauteurs sur la plage aussi, pour le retour, nous empruntons ce « chemin » qui monte raide mais nous amène rapidement sur une petite route (qui descend plus loin sur un héliport). De ce point haut, nous apercevons la capitale plus bas aussi nous prenons le « chemin des chèvres » qui est le plus rapide. Il nous faut finalement ½ heure pour rejoindre la plage de Paraporti alors que le chemin aller nous a pris 1 heure. Mais les points de vue sont différents. Retour au studio pour une douche revigorante, nous changer et prendre un peu de repos. Le soir arrive vite et nous partons vers 20h pour notre bar attitré pour le classique « vin blanc-mezés » ! La serveuse l’a d’ailleurs compris vu qu’elle nous apporte notre apéritif sans avoir besoin de plus d'explications. Nous n’avons pas trouvé de restaurant qui nous semble typique aussi retournons-nous dans la première taverne pour déguster une friture d’éperlans (petits poissons), avec tzatziki, salade grecque et souvlaki. C’est tellement bon, pourquoi changer ?! Un couple avec sac à dos semble chercher un logement (à 22h, c’est pas facile), et il prend finalement pension où nous sommes logés (à 30 € la nuit d’après la propriétaire).

Belle journée de marche aujourd’hui. Nous allons jusqu’à Apikia qui est située dans la vallée suivante (sur la gauche de Chora en regardant la mer) puis descente sur la plage Gialia en contrebas en passant par Patouria et Stenies. Il y a paraît-il des choses sympathiques à voir sur ce trajet. Nous avons lu quelque part qu’un sentier pédestre monte jusqu’à Apikia depuis Andros, avec un départ au niveau du lit de la rivière. Peu confiants dans ces infos mais débrouillards comme nous sommes, nous décidons de tenter l’aventure ! Nous revenons donc sur le lit de la rivière qui se jette dans la baie de Nimborio, et tout en restant sur la droite, remontons une petite route qui nous indique d’un seul coup le bonheur, le n°2, sentier en direction d’Apikia. Le chemin est agréable, pavé ou en terre par endroits et commence à monter rapidement. Il faut aimer les escaliers car là nous avons un paquet de marches à grimper. Le sentier est suffisamment balisé pour ne pas risquer de se perdre : un point, une flèche rouge ou mieux, le « 2 » indicatif nous mène en haut de la vallée. Toujours beaucoup de vent et de beaux nuages en altitude, ce qui fait que nous n’avons pas vraiment chaud arrivés là-haut. Mais nous profitons d’un panorama splendide sur la baie d’Andros et, bientôt sur la vallée d’Apikia. Le chemin se poursuit à travers la vallée verdoyante : l’île se prénommait avant Hydroussa, ce qui indique l’abondance des rivières sur Andros. Dans notre cas, la "Sariza fontaine" prend naissance aux environs d’Apikia, où elle est conditionnée en bouteilles pour être revendue sur l’île et sur Athènes. Il semble qu’il y ait quelques logements par ici et nous voyons pas mal de randonneurs qui se baladent dans le coin. Le sentier « 2 » débouche sur une route, les possibilités étant ensuite à droite ou à gauche (nous ne voyons plus de repère). Notre choix se porte sur la droite, pour descendre sur Steniès. Nous hésitons sur le chemin à suivre puis, au bout de quelques minutes, apercevons un escalier sur la droite avec une flèche rouge. Nous nous y engageons en suivant à chaque intersection les points ou flèches rouges. C’est un bon choix puisque après quelques minutes, nous remarquons un « 8 » qui balise le sentier. Il doit donc mener quelque part ! La balade se poursuit sur le chemin et nous offre de beaux points de vue sur la vallée. De belles habitations paraissent aux détours des escaliers ou du sentier, et des arbres (figuiers, oliviers, cyprès) offrent une ombre rafraîchissante sous le soleil maintenant bien présent. Les sentier est assez bien balisé, mais il faut régulièrement chercher les points rouges, flèches ou « 8 » qui indiquent le chemin. A un moment donné, nous croisons le vieil homme qui nous avait indiqué le chemin avant-hier à Lamira. En discutant un peu avec lui, nous apprenons que c’est un ancien marin, ce qui explique son anglais, et qu’il a voyagé à travers le monde. Russie, Afrique, Philippines, Canada, Europe… sont des pays ou continents qu’il a pu découvrir, ainsi que la France dont il connaît St Nazaire et Bordeaux (et son vin !). Il profite maintenant d’une retraite bien méritée sur son île natale. Aux environs de Steniès, nous découvrons les ruines d’ une ancienne fabrique de pâtes, renommée pour son moulin qui était l’un des plus grands d’Europe. Le bâtiment tout en pierre est maintenant à l’abandon, laissé au bons soins de Dame Nature. Nous poursuivons notre route qui longe la rivière et la plage de Gialia s’annonce par de belles demeures le long d’un chemin bétonné. La plage est relativement petite avec une route qui la dessert depuis Chora vers Steniès, ce qui explique des voitures de location, des touristes et une taverne … Après y avoir dégusté une salade grecque (il est aux environs de 14h), nous allons profiter de la plage qui nous tend les bras et d’une eau toujours aussi agréable. Pas mal de jeunes viennent profiter de cette plage, mais elle n’est pas parmi les plus belle de l'île. Le retour sur Chora est plus rapide que l’aller : un escalier à droite de la plage permet d’accéder à un sentier qui monte sec et rejoint la route de Chora sur les hauteurs, et un autre chemin (toujours indiqué par les flèches et points rouges) nous fait redescendre sur Chora, plus précisément sur la gauche du port. Cette balade nous permet ainsi de découvrir un quartier de la ville que nous n’avions pas visité, et qui est sans doute plus directement destiné aux touristes : pas mal de studios, quelques bars et tavernes ainsi qu’une discothèque. Mais bon nombre de ces établissements sont fermés, la période touristique étant maintenant terminée. Après une halte au studio, nous remontons vers le centre ville pour retirer de l’argent, vérifier les horaires de bus et prendre les tickets de ferry pour demain à destination de Tinos. Bus à 8h15 pour un départ vers Tinos à 9h30, de Gavrio. Juste, mais cela devrait le faire ! Puis soirée tranquille avec découverte d’une nouvelle taverne avant de goûter notre dernière nuit sur Andros.

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Samedi 10 septembre à Samedi 17 septembre

Tinos

Journée de transit aujourd'hui : le lever est assez tôt comparé aux autres jours (7h) mais s'explique par un départ en bus à 8h15, qu'il ne faut pas rater. Notre dernier petit déjeuner sur Andros et, surtout, notre dernière montée des marches pour rejoindre le centre ville et la gare routière. Peu de monde en ce jour pour rejoindre Gavrio ou, comme pour nos deux voisins allemands, les sites archéologiques de Zagora et Paleopolis. Le chauffeur a le téléphone régulièrement à l'oreille et klaxonne tous les véhicules qu'il rencontre. Nos deux allemands sont déposés non loin de Batsi, sur le site archéologique que nous avions aperçu lors de notre première montée de la plage Marina. Mais ce site est fermé et il y a une certaine distance pour revenir sur Paleopolis. Bien que distant de 35 km, il nous faut plus d'une heure pour rejoindre le port de Gavrio, en évitant le centre de Batsi. Mais c'est suffisant pour embarquer dans l'Alpha Ferry qui doit nous mener sur Tinos. Peu de gens qui débarquent ou embarquent, le bateau est en revanche complet : plus une place assise ou presque à l'intérieur. De meilleur standing que celui qui nous avait mené à Andros, on trouve des salles VIP, bar trois étoiles et des salles confortables et agréables (sièges inclinables !) pour passer le temps. En revanche, il n'y pas grand chose à voir à l'extérieur du bateau, en dehors de la mer bleue ! En vue de Tinos, une foule de gens se précipite pour descendre, de toutes catégories et de tous âges. Il faut bien cinq minutes pour que tout le monde descende, certains jouant des coudes pour passer devant ... Arrivés sur le port, pas mal de « rabatteurs » viennent nous accoster pour proposer des chambres ... Nous passons donc notre chemin afin de pouvoir bien négocier le prix et surtout choisir sa localisation. Nous rentrons dans les petites rues à la recherche du sigle « EOT » sur une maison, qui signifie location de chambres. Une chose nous frappe tout d'abord : la foule de personnes qui sont présentes en ville. Bien au dessus de ce que nous avions vu à Andros. Ensuite, les logements proposés sont souvent des hôtels ou des pensions de bon standing. Une bonne partie est complète, l'autre au dessus de nos moyens (et pas de négociations intéressantes). Finalement, en nous éloignant du centre, nous trouvons des locations plus avantageuses, chez l'habitant. Notre choix se porte sur une chambre (pour 3) au second étage d'une petite résidence près de l'hôtel Favie Suzanne, pour 20 €/nuit pour 6 nuits au lieu de 40 € au départ. C'est à priori un bon prix, deux seules chambres à l'étage pour une salle de bains commune et 2 grandes terrasses exposées Est et Ouest (pour profiter du lever et surtout du coucher su soleil). La chambre adjacente est occupée jusqu'à demain et ensuite, nous aurons tout l'étage pour nous (d'après la propriétaire). Après nous être installés, direction le centre ville pour voir à quoi il ressemble. Comme je l'ai déjà dit, beaucoup de monde dans les rues, les terrasses des nombreux bars sont remplies ainsi que les restaurants et tavernes, et plusieurs magasins de souvenirs se suivent le long des avenues. Mais ces souvenirs sont exclusivement religieux, principalement des portraits de la Vierge. Petite explication : vers 1800, Sœur Pelagie "voit" la Vierge dans une église du Nord de l'île. Lors de cette révélation, la Vierge lui dit qu'il faut creuser à un endroit précis de l'île pour trouver ... quelque chose ! Sitôt dit, des fouilles sont réalisées et un icône de la Vierge est découvert à cet endroit précis. Depuis, une immense cathédrale a été bâtie sur le site et l'icône y est exposée. Certains jours (25 Mars : Annonciation, 23 Juillet : vision, 15 Août : Assomption et 30 Janvier : découverte de l'icône), cette relique parade dans les rues. Et il est fréquent de voir les pèlerins monter les deux avenues qui mènent à la cathédrale sur les genoux ou dormir à même le sol, dans le monument. Le 8 Septembre est l'anniversaire de la Vierge Marie, aussi ce week-end lui est consacré, ce qui explique la foule de pénitents qui se presse pour embrasser l'icône (certains en sortent même en pleurs). Une ferveur que l'on retrouve sans doute à Lourdes ... Nous achetons une carte de l'île qui indique les différents sentiers pédestres (Tinos Graphic cent), ce qui nous permettre de planifier nos balades pour la semaine. Nous terminons la journée sur la plage Agali qui a le gros avantage d'être à proximité immédiate de la ville mais qui n'est pas vraiment intéressante : plage de cailloux et rochers. Sur le sol, sorte de lave volcanique, et à défaut de sable, on se coupe les pieds sur les coquillages et coraux présents ! Bref, elle n'a pour elle qu'une eau claire et apaisante. Nous trouvons le soir une taverne pas trop remplie où nous dégustons des spécialités locales (boulettes de viande et saucisse de Tinos), le tout accompagné de frites et d'une salade classique tomates / concombres. Des yaourts au miel terminent ce très bon repas. Pas mal d'animations en fin de soirée et les allers et venues des scooters et voitures nous bercent en début de nuit. Les lits sont bons et la nuit a été plutôt calme. Si ce n'est vers 8h le chant ininterrompu qui nous prévient de la messe à l'église. Un peu comme la Mecque. Belle matinée en perspective ! Nous prenons un petit déjeuner copieux (des tas de super-market dans le coin pour faire les courses) et nous rejoignons la cathédrale, non pour assister à la messe mais pour y trouver notre sentier. Notre carte nous indique une boucle qui doit nous mener à Kionia en passant par Tripotamos dans les hauteurs et nous faire admirer la baie de Kionia. Arrivés à la cathédrale, nous trouvons sans trop de mal un sentier avec des marques rouges mais sans numéro (le numéro « 4 » est indiqué sur la carte) et nous partons à sa découverte. Première déconvenue, un site archéologique est indiqué juste derrière la cathédrale (Polès) mais nous ne voyons rien qui ressemble à des ruines aux alentours. Nous reprenons le chemin qui est très agréable : voie romaine remise en état, nous marchons sur des pierres en marbre, sur un chemin de terre ... et nous avons régulièrement des balises rouges qui nous confirment la direction. Nous croisons nombre de pigeonniers sur la route ainsi que des chapelles, blanches immaculées avec le haut des clochers peint en bleu. L'une d'elle est apparemment plus importante que les autres (Kira Xeni), et un refuge permet de s'arrêter quelques instants à l'ombre, pour profiter des paysages. Le soleil tape fort et il n'y a pas beaucoup de végétation pour se protéger. Le chemin se sépare en deux à cet endroit et nous prenons sur la droite pour rejoindre Tripotamos un peu plus haut. Ce village est typique des vallées et abrite quelques maisons en son sein. Nous rejoignons la route principale et poussons un peu plus haut, jusqu'aux trois moulins d'où nous avons une vue sur les deux versants Nord et Sud de l'île : nous voyons au loin vers le Nord le fort d'Exombourg (540m) et la baie de Drakonissi, et au Sud Kionia et sa baie où nous allons redescendre. Nous suivons la route principale quelques centaines de mètres (en direction de Kombos) avant de retrouver le chemin de la descente le long de la route pour Hatzidaros. Le sentier est en assez bon état, et on arrive à le suivre facilement. Il permet d'admirer la vallée qui surplombe Kionia et toujours les pigeonniers et églises omniprésentes. A noter également à Ktikados, que nous traversons, la très belle église avec une devanture jaune et bleue qui change par rapport à ses consœurs. Puis nous poursuivons notre route et atteignons, 1h30 environ après notre départ, la plage de Kionia. Un peu plus de sable que sur Agali et surtout, plus agréable une fois dans l'eau, où nous apprécions le calme et le cadre qui règnent autour. Quelques voitures s'arrêtent le long de cette grande baie mais peu de touristes profitent de l'eau. A noter un groupe de 12 français qui arrivent à vélo (Terres d'Av. ou Nouvelles Frontières?). Juste de l'autre côté de la plage se situent les ruines du Temple de Poséidon et d'Amitritis. Le site est fermé mais il n'a pas l'air très étendu et nous voyons l'ensemble des ruines à travers les barreaux. Le retour sur Tinos se fait par les flancs de colline lorsque nous trouvons le début d'un sentier (une escalier sur la gauche de la route marqué d'un point rouge) puis, à une intersection, nous prenons sur la droite pour passer sous la route et rejoindre les champs. Un chemin partait sur la gauche et retournait dans la vallée, et je pense qu'il nous y amenait plus facilement. Mais il n'y a pas de balisage et, bien qu'il n'y ai pas de risque de se perdre, il est difficile de retrouver le bon chemin. Mais nous arrivons finalement en ville où la place est plus nette du fait du départ d'une majorité de grecs qui n'étaient venus que pour le WE. Retour au studio, douche et dîner le soir dans une taverne typique (plats en sauce excellents).

Nouvelle journée de balade le lendemain. L’idée consiste à prendre le bus jusqu’à Triantaros où nous prendrons le sentier 8 qui nous mènera à la baie Ioannos Porto. Le seul hic est que les horaires de bus changent à partir de ce jour et que les nouvelles fiches horaires paraissent aujourd’hui. En descendant sur l’agence KTH qui nous renseignera, nous passons devant l’école où les enfants reprennent apparemment les cours. Beaucoup d’animation … Nous sommes assez chanceux : un bus en direction de Monastery part à 11h et passe par Triantaros. Mais les horaires pour la basse saison sont moins intéressants que pour la haute saison, et il faut bien jongler avec eux pour trouver des itinéraires intéressants. A 11h, l’animation autour des arrêts de bus se fait plus grande : 2 départs à 11h et pas facile de savoir quel bus prendre avec toute cette effervescence ! Mais nous trouvons le bon et partons sur la route avec pour fond sonore les conversations animées des mamies qui vont enfin voir le Monastère où Sœur Pélagie a vu la Sainte Vierge. Descente à Triantaros, où descend également un strasbourgeois qui nous demande quelques infos sur notre itinéraire et les sentiers balisés. Il souhaitait aller jusqu’à Exombourgo pour continuer ensuite sur Tinos mais, vu la route qu’il devait faire, il préfère rester dans le coin pour descendre ensuite par le sentier 8 vers Ioannis Porto. Discussion intéressante (c’est un passionné des Îles grecques qu’il connaît assez bien). Après avoir trouvé le départ du sentier, il faut prendre la route en direction de Dio Horia, puis Lichnattia, le sentier est alors marqué en rouge sur la droite. Nous nous séparons, chacun souhaitant poursuivre son bonhomme de chemin. Un gros avantage : nous sommes déjà sur les hauteurs et le sentier descend essentiellement jusqu’à la mer. Le temps reste chaud, il est presque midi quand nous commençons la descente, avec une petite brise rafraîchissante qui souffle par moment. Les points de vue nous permettent d’admirer les baies de Tinos, Ag. Sostis et Ioannis Porto, ainsi que les nombreux pigeonniers et chapelles. Nous avons même l’occasion de rentrer dans un de ces édifices (sans effraction !) pour découvrir l’intérieur mais aussi pour une pause régénératrice à l’abri du soleil. Rien d’exceptionnel, mais vous avez un confessionnal si vous souhaitez vous repentir en chemin (les petits papiers sont là dans ce sens). Le sentier continue, en moins bon état que celui de la veille et moins bien balisé, à tel point que nous tournons un moment à droite pour retomber dans la vallée qui mène sur Ag. Sostis, alors qu’il faut sans doute rester à gauche pour suivre le flanc de colline. Mais nous ne le saurons que trop tard, et nous devons emprunter des routes, chemins, et sentiers plus ou moins praticables pour arriver finalement sur Ioannis Porto. Certains sentiers sont, en fait, en cours de remise en état et le n°8 en fait partie. Dommage car il devait être plus direct, mais nous voyons d’autres choses sur la route ! La plage est très agréable et nous voyons dans le coin pas mal de studios et appartements à louer. Le site est tranquille, la crique sauvage et la route se termine à cet endroit, ce qui en fait un coin idéal pour se détendre hors de la foule de pèlerins. Nous avons en plus tout le loisir d’assister à un numéro de comiques grecs, je veux dire deux tombeurs qui se la jouent Aldo Maccione, mais ils n’ont pas beaucoup de succès sur cette plage. Ailleurs et dans un autre temps peut-être … Pour le retour, un chemin longe la côte, praticable en voiture mais toujours avec le risque d’y laisser un pneu ou deux. Nous arrivons ainsi jusqu’à Ag Sostis, croisant tout le long du sentier des studios à louer, des plages et criques calmes avec des eaux pures et quelques touristes pour en profiter. Là, le chemin s’arrête mais nous empruntons un sentier qui longe la côte, plus ou moins marqué, et qui rejoint quelques belles villas. Les demeures sont superbes et une route a été réalisée pour desservir ces 7 ou 8 habitations. Quelques coins de verdure et des statues dans les jardins attestent du standing qui leur est associé. Nous poursuivons sur cette route où il n’y a quasiment pas de trafic, pour arriver sur Ag Fokas, la plage principale à proximité de Tinos, mais qui est cette fois vraiment sympa : longue plage de sable, pas de cailloux ou de rochers dans la mer, quelques arbres pour donner un peu d’ombre et une taverne où se réunissent les jeunes du coin. A 10min à l’est de Tinos, cette baie mérite le coup d’œil. Nous revenons sur la ville, dégustons un « frappé » (la boisson traditionnelle et rafraîchissante) et retour au studio pour se remettre de cette longue journée de marche (le soleil ne laisse pas de répit). Nous tentons le soir une taverne au bord de l’eau, mais elle ne nous enchante pas comme les précédentes (un peu moins bon, un peu plus cher et serveur pas sympa). Ici, comme certains en France, ils profitent de leur situation pour se faire de l’argent avec le tourisme …(mais non, nous ne sommes pas naïfs !)

La journée va être plus reposante aujourd’hui. En effet, nous comptons prendre le "bus de pèlerins" qui fait le tour de l’île pour en visiter les principaux sites pittoresques. Avantages : prix peu excessif, visite des lieux trop éloignés pour y aller à pied ou qui nécessitent la location d’une voiture et possibilité d’admirer les paysages. Inconvénients : les horaires sont fixes, nous sommes entourés en majorité de « grenouilles de bénitiers » et la guide ne parle pas un mot d’anglais ( je ne dirai rien sur le français). Mais c’est quand même intéressant. Nous n’avons confirmation du départ qu’à 9h ce matin, l’excursion pourrait être annulée faute de participants. Finalement, le départ est à 10h30 après avoir chargé tout le monde. Le 1er arrêt est pour le monastère, là où Sœur Pélagie a vu la Vierge en 1822.
Pantalons et épaules couvertes pour les hommes et les femmes, sans quoi vous restez dehors. Nous retrouvons la ferveur qui nous avais marqués à Tinos, où les grecs embrassent des reliques des différents Saints … Le Monastère ressemble a un petit village, et des sœurs sont toujours présentes pour le conserver dans son état d’origine. Le décor se prête a de bien belles photos, et nous avons une vue sur Tinos et les baies alentours saisissante. Mais on ne peu pas dire que les sœurs soient hospitalières, peut-être est-ce dû au fait que de nombreux pèlerins viennent jusqu’ici pour voir la cellule où a eu lieu l’apparition. Puis nous prenons la route pour Volax, petit village perdu au milieu d’une grande plaine aride, et connu pour ses habitations construites dans la roche. Et, en effet, il n’y a vraiment rien autour et les quelques habitants ont beaucoup de courage pour rester dans le coin. Les maisons ne sont pas de style troglodyte mais certaines ont été bâties pour partie dans la roche. Des sentiers mènent dans les villages alentours (Steni), c’est beaucoup de temps et d’efforts pour voir un village qui n’est pas forcément très intéressant. Nous reprenons la route cette fois pour une plus longue étape qui doit nous conduire à Platia. Nous ne prenons pas la route principale (qui passe par Hardiani) mais la route touristique plus élevée, qui nous donne des points de vue sur la côte sud puis nord de l’île. Pour être honnête, nous n’avons pas trop compris l’arrêt d’une demi-heure à Platia. C’est un très petit village où nous sommes accueillis dès l’arrêt par le prêtre de la paroisse. Les gens se ruent dans l’église où une messe express est donnée pour les pèlerins (toujours le porte-monnaie à la main !) puis nous remontons dans le bus. Nous avons visité rapidement le village qui n’a rien d’exceptionnel, et nous ne connaissons pas le lien qui existe entre Platia et la Vierge Marie … Puis c’est l’arrivée sur Pyrgos, village typique de Tinos, renommé pour ses artistes sculpteurs. En effet, le guide presse les voyageurs vers deux musées pour y admirer les sculptures, et ensuite vers la place centrale pour y déguster un café. Nous préférons nous enfoncer un peu à l’intérieur de la ville pour admirer la très belle cathédrale (c’est bien plus qu’une église !) habillée de marbre, et le cimetière attenant qui est également superbe, avec de nombreux caveaux et tombeaux en marbre blanc exclusivement. Un ancien diplomate qui est de passage dans le coin nous indique également l’École des Beaux Arts située plus haut, d’où est issu un grand artiste grec (dont nous ignorons le nom). L’école est ouverte et nous y jetons un rapide coup d’œil mais sans y voir d’étudiants pour autant (c’est l’heure du déjeuner). Nous redescendons jusqu’au bus retrouver nos compagnons de route, qui ont pris leurs cafés, et poursuivre la route jusqu’à Panormos, le point culminant du voyage. Panormos est un des ports de pêche les plus importants de l’île (qui en compte peu il faut dire) et revient régulièrement parmi les sites à visiter sur l’île. La pause de 2h nous permet d’apprécier le charme tranquille de ce petit port, qui doit bien fonctionner avec le tourisme également. Plusieurs tavernes donnent sur la baie (et l’arrêt du bus devant l’une d’elles n’est pas anodin), ainsi des studios et chambres à louer. Idéal pour être au calme et se reposer, mais éloigné de tout … La plage de Rochari est indiquée à 1 km du port, il suffit de suivre la route qui s’y termine. Très agréable, la crique est tranquille et bien aménagée : plage de sable fin, douche (!), quelques palmiers pour se protéger du soleil et une caravane frites/boissons qui doit ouvrir en haute saison. Les fonds marins sont agréables mais peu colorés (ceux d’Indonésie avaient mis la barre haute !) et la côte est assez découpée. On y passe un petit moment puis revenons au village que nous visitons rapidement car il n’y a pas grand chose de plus à voir dans les derrières. Mais la balade est très agréable. L’heure du départ se rapproche et nous laissons derrière nous les canards et autres volatiles marins se prélasser dans leur mare tandis que nous revenons sur Tinos par le même chemin. Revenus dans la ville, nous cherchons à nous renseigner sur notre prochain retour en France (ferry et avion) mais nous devrons attendre jeudi pour en savoir un peu plus. A suivre…

Mercredi croisière et farniente ! Nous voulons profiter de la proximité de Tinos avec Delos et Mykonos pour y faire un tour, chaque île ayant des centres d’intérêt très particuliers. Là encore, nous ne saurons que ce matin si le bateau (le Tinos sky) part en croisière, en fonction du nombre de participants. Nos billets sont déjà réservés et nous avons l’agréable surprise de voir la croisière maintenue, avec un départ à 10h00. Il y a environ 30 personnes, pour un bateau d’une capacité de 100 personnes. La mer est calme mais les brumes de chaleur empêchent de distinguer les contours des îles voisines. Nous situons assez facilement les chemins que nous avons parcouru ces derniers jours sur Tinos, et principalement le sentier qui longe la côte sud (entre Ioannis Porto et Chora). Il a fait très chaud cette nuit et la journée promet également de dépasser les 30° à l’ombre. Il faut compter un peu plus d’une heure avant d’apercevoir Delos. Le quai n’est pas bien grand mais le Tinos Sky a sa place de réservée. Nous voyons un peu plus loin différents groupes qui circulent à travers le site, et il faut reconnaître qu’il est impressionnant. D’après ce que nous en avons appris, l’île de Delos était très renommée du temps de l’Antiquité, et pas mal de gens fortunés se sont installés dans le coin. Les pauvres (employés de ces "riches") sont arrivés à la suite et il a fallu construire des hôtels pour les accueillir si bien que la ville comptait plus de 30 000 habitants (ce qui est très important pour cette petite île). Rien que l’amphithéâtre était dimensionné pour recevoir 5000 personnes. Les monuments sont assez bien conservés et mis en valeur, et on peut remarquer que les noms des différents lieux sont écrits en grec et ... en français ! Faut-il y voir une forte contribution des archéologues de la métropole lors de la découverte du site, nous le pensons … Des monuments ont été restaurés avec un maximum de précision, et on retrouve dans certaines maisons (dites des masques, des dauphins) des sols faïencés de toute beauté et très bien conservés. Sans oublier les temples et les colonnes qui s’élèvent vers le ciel, des portes en marbre de toute beauté et des sculptures qui ont échappé aux ravages du temps (dont celles des cinq tigres qui apparaissent sur nombre de photos). Les égouts et canalisations étaient déjà bien développés à l’époque, et on découvre plusieurs bassins de rétention d’eau de pluie, qui était leur seule source d’eau potable (et peut-être une rivière qui passait mais dont rien ne subsiste à ce jour). Certains de ces bassins sont toujours remplis aujourd’hui. A noter également un lac sacré au centre du village. Nous apercevons, depuis les hauteurs, l’étendue du site (il faut bien 2h pour en faire le tour, sans faire de trop longues pauses) ainsi que les allers-retours des bateaux en provenance de Mykonos. Ce qui explique sans doute le grand nombre de touristes allemands et surtout français que nous rencontrons.

Nous ré-embarquons pour repartir à 13h30 sur Mykonos, à moins d’1/2 heure de Delos. Cette île est très prisée par tous les jeunes et fêtards européens, et a su attirer une clientèle gay qui dynamise la ville. Dès que nous accostons, nous retrouvons l’affluence des premiers jours sur Tinos, mais loin de la ferveur orthodoxe qui animait les pèlerins. Le port est assez pittoresque et l’arrivée de ferries et gros bateaux de croisière se fait légèrement en dehors du centre ville. Mykonos est une ville typique des Cyclades, et il est très agréable de se promener dans les petites ruelles où ne circule aucune voiture. L’architecture est plus ou moins identique à ce que nous avons vu jusqu’à présent, mais il y a un peu plus de couleurs que les éternels bleus et blancs omniprésents sur Tinos. La première surprise est le nombre de boutiques et commerces que nous rencontrons : vêtements, souvenirs, art, mais surtout bijouteries de luxe (Gucci, Rolex, Cartier…). Voire plus que place Vendôme à Paris ! Nous ne croisons que très peu de grecs dans les rues, les européens étant également serveurs ou vendeurs dans les échoppes présentes. Bien sûr, nombre de bars, tavernes et restaurants où se pressent des touristes à peine réveillés, sachant que la ville est surtout vivante la nuit ! (un autre style de vie que sur Tinos, il faut bien l’avouer !). Mais la saison basse a commencé et beaucoup de magasins font des soldes de –40 à –50%. Nous trouvons une plage un peu éloignée où nous "goûtons" la mer (très bonne !). Puis nous retournons nous perdre dans le centre en prenant les clichés typiques de l’île : moulins en bord de mer, maisons construites au-dessus des vagues, le pélican se dandinant sur la grande place et posant devant les touristes … Pas mal d’hôtels, résidences et studios ou chambres à louer, mais les prix doivent être assez élevés en haute saison. Une ville qui donne envie de la découvrir et aux charmes sans doute cachés, mais la population essentiellement touristique ne correspond pas à ce que nous recherchons. Le bateau repart à 18h tapantes pour 1h de traversée et nous pouvons maintenant mieux apprécier les reliefs de Mykonos puis de Tinos et admirer le soleil couchant sur la mer. Il fait très lourd de retour sur Chora et le monde recherche la fraîcheur là où elle se trouve. Pour notre part, après une balade pour ouvrir l’appétit et un repas dans une taverne typique, nous nous couchons dans la chambre climatisée pour l’occasion, en espérant passer une bonne nuit.

Le temps est assez couvert le lendemain, ce qui donne des températures plus clémentes pour aller marcher. La nuit a encore été chaude et il ne m’étonnerait pas que cela tourne à l’orage d’ici peu. Une belle randonnée prévue aujourd’hui : un bus nous emmène jusqu’à Tarambaros où nous allons suivre le sentier « 2 » qui doit nous mener au château d’Exombourgo en passant par Kokos et Kaumaros. Puis nous bifurquons sur le sentier « 2 » qui doit nous conduire jusqu’à Monastery où nous récupérerons le bus retour. Nos seules contraintes sont liées aux horaires de bus, principalement pour Taramparos : le car continue sur Panormos et les deux seuls bus du matin sont 6h15 et 11h. Inutile de vous dire pourquoi nous ne prenons pas le premier ! Nous faisons la grasse matinée avant de nous diriger vers les arrêts KTEH. En étant arrivés assez tôt, nous avons la possibilité de nous asseoir alors que certains font le voyage debout. Le bus est en effet bien chargé, et ils ne font pas de sentiments pour les personnes âgées ou enceintes ! Tarambados n’est distante que de quelques kilomètres, et connue pour ses pigeonniers décorés par des artistes locaux. Le début du sentier permet d’avoir de beaux points de vue sur ces derniers, puis il longe la vallée jusqu’à Smardakito. A l’entrée du village, le chemin coupe la route, mais il semble que l’itinéraire « 2 » passe plus à l’intérieur des maisons. Nous trouvons d’ailleurs un autre chemin (non balisé) qui correspond à la carte, que nous décidons de suivre. C’est sans doute là notre erreur car nous le suivons pendant quelques kilomètres, en trouvant de temps à autre des marques rouges et bleues, pour finalement atterrir à Komi, loin de notre destination. Qu’importe, il y a toujours d’autres possibilités et, dans notre cas, nous décidons de suivre le lit de la rivière (à sec) qui nous mène à Pedastra un peu plus bas, où nous retrouvons un chemin qui va nous mener sur la route principale. Cela nous paraît plus sage d’aller ainsi jusqu’à Krokos (à moins de 2 km) où nous pourrons récupérer le sentier « 2 ». Mais il faut croire que nous ne sommes pas de bons randonneurs, il nous est impossible de trouver un sentier qui monte vers Skalados et aucun plan de balisage ne peut nous aider sur place. Nous n’avons d’autre choix que de continuer la route jusqu’à Xinara où nous espérons pouvoir récupérer ce sentier. Heureusement que le soleil reste caché car il aurait été plus difficile de suivre la route dans ces conditions. Et il n’y pas beaucoup de circulation, ce qui fait malgré tout un chemin agréable pour admirer la vallée. Arrivés à la hauteur de Xinara, nous trouvons enfin le sentier « 2 » (du moins il correspond en tout point) qui nous amène dans le village même, où il n’y a pas vraiment grande animation. Cela semble étonnant car Xinara est le chef lieu du district de Exombourgo (les deux autres étant Tinos et Panormos). Et Komi qui fait partie du même district était beaucoup plus importante et correspond plus à l’idée que l’on peut se faire d’une « capitale ». Nous continuons sur le sentier « 3 » en direction de Skerados et des balisages « 2 » apparaissent également. Il reste hélas encore beaucoup de travail pour mettre à jour les itinéraires !!! Nous arrivons plus rapidement que prévu sur les 3 moulins qui nous avaient attirés lors d’un précédente balade. Nous décidons de revenir finalement à pied sur Tinos à partir de Tripotamos par le sentier que nous avions déjà emprunté. Au moins nous connaissons ce chemin … Nous pressons le pas dans le descente car de grosses gouttes commencent à tomber et des nuages noirs s’approchent vite de la vallée. Tant et si bien que la baignade initialement prévue pour le retour, tombe à l’eau (!!) et nous savourons un bon chocolat chaud pour nous remettre de nos émotions. Les choses se sont bien goupillées car le temps était idéal pour une balade, mais moins pour une découverte de l’île en bus ou une croisière sur Delos, bon choix ! Nous profitons du reste de la journée pour nous reposer, préparer les sacs et confirmer nos retours d’avion. La soirée est tranquille, avec un repas en tête à tête dans une taverne très agréable du centre-ville. Le vent souffle de plus en plus fort, il va bientôt pleuvoir…

Pas manqué, il a plu une bonne partie de la nuit et ce matin encore, jusqu’à 10h00. La pluie tombe du ciel pour assainir une terre bien sèche. Cela ne nous dérange pas plus que cela étant donné que c’est notre dernière journée sur Tinos et dans les Cyclades. En effet, notre avion repart demain à 7h d’Athènes pour Nantes et le choix est limité : soit nous repartons à 14h sur Rafina puis cherchons un hôtel à Athènes (le Sofitel près de l’aéroport est à plus de 100 €) ; départ le lendemain à 4h30 pour être à l’enregistrement de 5h ; dans ce cas la journée de vendredi est dédiée à des trajets et beaucoup d'argent pour pas grand chose !! L’autre solution, que nous allons prendre, est un ferry qui part à 20h30 de Tinos, non pour Rafina en direct mais pour Mykonos, Naxos et Paros avant de retourner sur Rafina, où l’arrivée est prévue vers 5h. Le coût du billet n’est pas plus cher qu'à l'aller, et cela nous permet de profiter de toute la journée sur Tinos. Cela surprend plutôt les agences de voyages mais c’est une économie d’une nuit (courte) sur Athènes. Souci de taille : trouver un taxi ou un bus à notre arrivée à Rafina. La journée est consacrée aux petits souvenirs et au repos sur la plage si le temps le permet. Après avoir fait, et empaqueter, nos différents achats (T shirts, peintures, épices, bijoux, calendriers …), nous déposons nos bagages à la réception de notre aimable propriétaire qui nous a demandé de libérer la chambre à 12h pour le ménage, avant l’invasion de nouveaux pèlerins pour le week-end. Nous profitons d’une après-midi tranquille à la plage puisque le soleil est de retour, pour une bonne sieste, la nuit risquant d’être courte ! Un magnifique coucher de soleil nous laisse une belle image de Tinos avant d’embarquer dans le ferry. Beaucoup de monde descendra au fur et à mesure des escales et après minuit, le ferry quasi vide (5 clients dont nous 2) fait route vers Rafina. Nous sommes réveillés par le personnel vers 4h15, le ferry appareillant. Chargés de nos sacs, nous déambulons dans le port de Rafina, il n’y a pas une seule activité !! pas de bus ou autre taxi à l’horizon … En nous dirigeant vers le centre de Rafina, à la recherche d’un bar encore animé pour demander un taxi, des policiers nous accostent en nous demandant ce que l’on fait et nous indique la station de taxi. Après quelques minutes, un taxi dépose un client et nous prend pour nous conduire à l’aéroport. Ouf ! nous entrons dans l’aéroport d’Athènes à 5h02 !!! suivi du vol direct qui nous ramène à Nantes. Pour conclure, nous dirons que ce séjour a été très agréable et reposant, avec un temps parfait pour se balader sur les deux îles. Andros et Tinos sont moins connues que leurs illustres consœurs (Mykonos, Santorin, Paros ...) et ne font rien pour attirer le tourisme de masse, chacune ayant un style de vie qui lui est propre. Mais les deux îles présentent des aspects très intéressants, tant pour les paysages que pour leurs habitants, et elles méritent le coup d’œil ... pour ceux qui cherchent autre chose que des plages et des boites de nuit ;op)

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UN AVANT GOÛT CULINAIRE !

La cuisine grecque que nous avons goûté sur ces deux îles est typique du sud : beaucoup de salades de légumes, grillades et pas mal de fruits. En revanche, nous n'avons pas eu l'occasion de déguster de poissons - les Grecs n'étant pas vraiment pêcheurs - et ceux qui sont proposés le sont à des prix exorbitants. Trés peu de desserts également, si ce ne sont les fruits et les yaourts.

Dans la majorité des restaurants ou tavernes, les serveurs nous apportent tous les plats en même temps ; vous pouvez ainsi goûter aux entrées et plats principaux ainsi qu'à ceux de votre voisin, et cela sans la moindre gène, si gène il devait y avoir ...

Toute la journée, les Grecs, et les touristes, consomment des "Pitas", sandwichs présentés sous forme de galette dans laquelle vous trouvez des frites, tomates, oignons et des morceaux de viande grillé : porc, poulet ou agneau (giros) ... Très bons, ils coupent la faim et permettent de grignoter pendant la journée en attendant le repas du soir. Mais les Grecs sont assez enveloppés, et les pitas doivent y être pour pas mal de chose ...

Au cours de notre périple, nous avons dégusté entre autres des Mézé à consommer lors de l'apéritif (mises en bouche, telles que du lard grillé, saucisse, sagaraki = assiette de fromage frit) ; la Fourtalia : omelette avec saucisse et pomme de terres. La classique "Salade grecque", composée de feta, concombres, olives, oignons et huile d'olive. De nombreuses salades de tomates, concombres, patates ...; du tsatziki : fromage frais avec de l'ail et du concombre, à consommer avec les salades, fruits de mer ou sur une simple tranche de pain

Pour les plats plus consistants, vous avez le choix entre des aubergines grillées ou en purée ; des chips ... autrement dit des frites à leur façon ; des patates grillées ; LA moussaka (le fameux gratin d'aubergines avec de la viande hachée). Et pas mal de plats de viande telles que les mijotés de veau ou de cochon ; de succulentes souvlakis, brochettes de poulet, porc et mouton ; du porc grillé ou rôti au four ; des saucisses typiques des îles ; des boulettes de viande, mais difficile de vous dire de quel animal elle est extraite ; du veau grillé en sauce tomate ; des cotelettes d'agneau (païdakia) ... une liste non exhaustive mais qui donne déjà un aperçu de leurs talents culinaires.

Pour les desserts, ils sont bien moins présents et se limitent souvent à des yaourts au miel ou à la confiture, sans oublier les nombreux fruits (figues, raisins, pastèque, pommes) à consommer sur place, à emporter ... ou directement sur l'arbre fruitier !

Hélas, nous n'avons pû tester des plats plus "classiques" (dolmadès ou feuilles de vigne ; poulpe et calamar ; daurades, rougets et espadons ; pastitio = gratin de pâtes avec de la viande ; baklava ou kadaifi ...) mais tout ce que nous avons goûté était toujours très bon, simple avec une petite envie de "reviens-y" !

Pour ce qui concerne les "liquides", nous avons apprécié leur rosé très fruité ; le vin rouge est à consommer frais, mais ne figure pas sur la liste de mes vins à garder en cave ... Le vin blanc est excellent en liquoreux, tel que le vin en provenance de Samos. Je ne parlerai pas du retsina, le vin de table par excellence des Grecs : dans l'Antiquité, les jarres étaient enduites de résine pour améliorer l'étanchéité. Cette tradition est perpétuée, et confère à ce vin un arrière goût résiné très ... spécial ! A l'apéritif, vous consommez le classique ouzo - avec ou sans eau selon ses préférences - ou des bières dont certaines provenant des îles voisines.

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PARLONS UN PEU D'ARGENT ...

Bien que moins chère qu'en France, la vie sur les îles n'est pas pour autant donnée, et mieux vaut prévoir un budget assez large si vous restez quelques jours.

Pour les nuits, nous avons négocié à chaque fois le prix avec les propriétaires, en fonction surtout de la durée de notre séjour. Ainsi, nous avons pû avoir 20 € par nuit pour nous deux sur Andros et Tinos, et 25 € à Batsi, au lieu des 40 ou 45 € demandés initialement. Les studios sont bien placés, propres et permettent plus de liberté pour les petits déjeuners, l'apéritif du soir ...Mais il y a peu de touristes en cette période et certains propriétaires ne lâchent pas facilement ... d'autant plus que l'arrivée sur Tinos un samedi fait grimper les prix vu l'afflux de grecs qui arrive ce jour-là. Bref, ne pas hésiter à baisser les prix quand vous le pouvez !

La restauration reste à un prix abordable : les repas du soir sont compris entre 20 et 30 € pour tous les deux, en goûtant aux spécialités du chef, les plats plus particuliers et les boissons comprises (le vin n'est vraiment pas cher). En journée, les repas sont plutôt légers, à base de pitas (2 €) ou de fruits ramassés sur les arbres (gratuit !) ou achetés chez le marchand (pas cher non plus ...) Des superettes permettent de faires les courses d'appoint (pour le matin ou les petits en-cas au cours de la journée), pour des prix sensiblement équivallents à ceux pratiqués en France.

Les autres frais consistent dans les déplacement en bus (moins d'un euro), les trajets aéroport / ports / ville (qqs euros), les trajets en ferry entre le continent, Andros et Tinos (entre 8 et 10 € / pers.) ; les entrées de musée ou sites archéologiques ... Ajoutez à cela un vol Nantes - Athènes en direct (275 € T.T.C. / pers.), et vous avez un prix global à moins de 1500 € pour 2, pour deux semaines. Trés correct ...

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