Carnet de route : Minorque - 2012

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LE RECIT DE NOTRE PERIPLE ...

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Prologue

Nous devons avouer que c'est un peu par hasard que nous avons choisi la destination de Minorque. En l'occurence, c'est l'opportunité d'avoir une compagnie (Volotéa pour ne pas les citer) qui ouvrait cette ligne (Nantes Minorque) cet été 2012 avec des prix ... intéressants. Nous nous sommes ensuite appuyer sur Google Earth (et non, nous ne faisons pas de publicité pour les uns ou les autres !) pour trouver, dans un premier temps, un lieu qui ne semblait pas trop contruit (Cala d'Alacaulfar), puis une résidence qui avait l'air sympa, en l'occurence le Petit Xuroy.

Nous sommes restés 10 jours sur l'île (du 19 au 29 août), ce qui nous a permit de visiter l'île sur une bonne partie de sa superficie en ayant pris le soin de louer une voiture au préalable. En effet, il est difficile de se déplacer avec les transports en commun vu la faible fréquence des bus, plus particulièrement sur Alcaulfar.

Nous avons été très satisfait du séjour, tant par les paysages, le climat que les habitants. La plupart des gens que nous avons croisés - hors touristes ! - prenaient le plus souvent le temps de nous expliquer les choses, nous proposer des sites à visiter ou encore avaient le sourire dans les boutiques et restaurants ... Fin août, on aurait pu s'attendre à pire ;oD) Pas mal de touristes dans les villes importantes (Mao et Ciutadella) mais surtout dans les stations balnéaires renommées que nous avons eu le loisir de traverser. Une forte proportion d'espagnols qui préferent Minorque à ses voisines plus renommées (Majorque et Ibiza) et surtout des familles avec enfants. Si vous voulez les dancefloors avec David Guetta en prime, ce n'est pas ici que ca se passe !

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Présentation de Minorque

Si la Méditerranée était un livre, Minorque serait un merveilleux poème lu à voix basse. Cette île, la seconde en superficie de l’archipel des Baléares, petite soeur timide de Majorque, envoûte ses visiteurs par son mélange de beauté tranquille et son pouvoir de surprise. Minorque compte parmi les joyaux de la Méditérannée en étant reconnue comme réserve de la biosphère par l'UNESCO. C'est l'île la plus éloignée du continent, mais aussi une des plus calmes. La beauté de ses plages et de ses terres se marie harmonieusement, et mène au repos mental. La diversité des paysages n'est pas en reste : champs de terre rouge et de grès, ravins couverts de pinèdes, criques abritées, côtes rocheuses et de nombreux monuments mégalithiques témoignent d'une richesse tant historique que culturelle. Malgré l’absence de montagnes importantes - le Monte Toro s’élève seulement à 358 mètres d’altitude – le paysage est varié et attrayant, il est jalousement protégé par l’esthétique des insulaires qui ont traduit leur amour de la nature dans un cadre légal très strict.

Minorque est un monde bipolaire. Il y a d’une part Ciutadella, l’ancienne capitale, cité pittoresque et un brin mélancolique, dont le petit port compte parmi les plus romantiques de la Méditerranée. Il y a d’autre part Maó, dynamique capitale administrative et commerciale, située en bordure d’un des ports naturels les plus vastes et les plus convoités du bassin. Si différentes, les deux villes s’égalent dans l’attrait pour le touriste, car chacune possède un charme propre, un caractère affirmé et unique qui rend sa visite obligatoire, sauf à quitter l’île avec la sensation d’avoir manqué quelque chose. Si Ciutadella et Maó se distinguent suivant un contraste est-ouest, le paysage résonne comme une symphonie en deux mouvements, nord et sud. Les terrains du nord (Tramuntana) sont formés de petites et douces collines, séparées de larges vallées et nanties de plages superbes comme La Vall, Cala Pregonda et Es Grau. A l’opposé, le sud (Migjorn) est constitué d’une plate-forme calcaire, traversée par d’étroits ravins menant à de jolies criques bordées de pinèdes et d’étranges formations rocheuses. La distance, maximale, qui sépare les deux villes principales de Minorque est plus qu’une coïncidence. Ces deux villes incarnent deux mondes très différents, et le transfert, au XVIIIe siècle sous le gouverneur anglais Richard Kane, du statut de capitale à Maó, entretient une rivalité séculaire qui, bien qu’amicale aujourd’hui, est toujours bien réelle. Ciutadella offre au visiteur un ensemble historique d’une beauté extraordinaire et une des fêtes les plus populaires de la Méditerranée : les fêtes de Sant Joan dans la seconde moitié de juin, moment où cette ville paisible et romantique explose de joie autour de rituels médiévaux au centre desquels se trouvent le cheval et le chevalier. Maó s’y connaît aussi en chansons de gestes, mais sa tradition est plus récente. Aux alentours se dressent plusieurs forteresses militaires, dont la plus curieuse, le «Fort Marlborough», a été reconvertie en musée. Outre leurs tragiques destins croisés – les deux villes furent saccagées et quasi détruites par des pirates au cours du XVIe siècle – Ciutadella et Maó bénéficient d’une situation hors-normes au regard de l’étroitesse de l’île. Mais la nature est généreuse, et cette île si rurale jouit de deux sites urbains d’une extraordinaire beauté. Bien qu’étriqué, le port naturel de Ciutadella concentre une richesse humaine et naturelle sans égale. Le port de Maó, gigantesque, développe une esthétique différente, basée sur l’harmonie des espaces. Flâner dans les ruelles des deux villes, admirer leurs monuments historiques et savourer les ambiances à taille humaine font partie des plaisirs mémorables.

La route principale traverse l'île d'Est en Ouest (Minorque est le "bout de terre entre Mao et Ciutadella" pour ses habitants), avec quelques routes secondaires en direction des côtes Nord et Sud. L'une d'elle devrait nous conduire jusqu'à Cala d'Alcaulfar, village côtier situé dans le sud-est à moins de 10 km de Mao. Notre appartement se situe dans le complexe du « Petit Xuroy », associé à l'hôtel Xuroy 50m plus loin qui côtoie les maisons de pécheurs. Punta Prima se situe à moins de 3 km à vol d'oiseau, la plus grande plage des environs qui donne un point de vue sur le phare de l'Illa de l'Aire, une île inhabitée à l'extrême Sud de Minorque.

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La gastronomie

Vu la proximité de la mer et l’air humide de la Méditerranée, le lait des vaches minorquines est reconnu pour sa haute qualité. Et si les conditions ambiantes ont freiné le développement de l’agriculture, elles ont stimulé la production de fromages réputés. Ainsi le « Mahon » (dénomination d’origine) jouit d’une renommée mondiale. Un document de 417 fait déjà mention du fromage minorquin, signe d’une très longue tradition. La gastronomie reflète aussi les divers courants ayant traversé l’histoire de l’île. Le cuscussó est un dessert de Noël d’origine arabe. Le pudding est marqué au sceau britannique. Dans le même temps, les Minorquins ont marié audacieusement le sucré et le salé, comme le fromage tendre au miel de romarin ou cette soupe typique à base de figues appelée «oliagua». Le miel, bien entendu, jouit d’une excellente réputation, et les délicieuses glaces, d’influence italienne, épousent parfaitement la pâtisserie insulaire.

Un fait gastronomique marquant : la sauce Mahonnaise, sauce élaborée à base d’huile d’olive et d’oeufs, déboucha, sur la mise au point d’un label mondial : la sauce Mayonnaise qui, selon le prix Nobel Camilo José Cela, devrait toujours s’intituler «mahonnaise». La recette de la sauce mahonnaise fut tirée au XVIIIe siècle d’un recueil de cuisine espagnole, oeuvre d’un moine de San Benito - Alcántara, en Estrémadure. Lorsque les troupes napoléoniennes pillèrent la bibliothèque du monastère, elles emportèrent cet ouvrage qui devait ensuite inspirer nombre de recettes françaises fameuses. Ce volume est actuellement conservé dans la bibliothèque du Musée britannique.

Une spécialité très prisée des visiteurs est le Gin de Minorque. Il se distingue des autres genièvres européens par sa méthode artisanale d’élaboration de l’alcool, le raisin – bien plus délicat – substituant le grain. Un des cocktails traditionnels est dénommé pellofa, il allie genièvre et siphon. La pomada ou Gin amb llimonada est un mélange de gin minorquin et de limonade (il se boit frais et très facilement, croyez-nous !). A Maó, il est possible d’observer le processus de production, et d’acheter directement à la fabrique. Au rayon des boissons non-alcoolisées, il convient de signaler l’excellente camomille de l’île, une tisane très appréciée pour ses vertus thérapeutiques.

Pour leurs plats les plus corsés, les Minorquins ont recours tant à la mer qu’à la campagne. La caldereta de langosta (soupe de langoustine) est un plat emblématique dont Fornells s'en est fait le plus connu des représentants, mais les aubergines farcies et le pâte de poisson sont aussi importants.

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Un peu d'histoire

Minorque est un monde de mondes perdus. Les anciennes civilisations ont laissé un héritage varié constitué d’édifices, de ruines et d’objets, entre autres un des villages talaiotiques le plus grand des Iles Baléares - Son Catlar – et l’édifice conservé le plus ancien d’Europe - la Naveta des Tudons. A cet immense trésor archéologique viennent s’ajouter les édifices, forteresses, coutumes et toponymes laissés en héritage par tous ceux qui se sont proclamés, à un certain moment de l’histoire, maîtres de Minorque : entre autres les Romains, les Byzantins, les Arabes, les Anglais et les Français. Nous sommes ici sur une île au caractère profondément rural, mais dénuée de complexes dans ses rapports aux autres cultures. Minorque a vu tant de choses et tant de peuples ... Aujourd’hui est venu le temps des touristes, envahisseurs pacifiques qui se sont rapidement approprié les richesses que l’île dispense à sa manière: sans bruit, mais avec générosité.

Minorque est exceptionnellement riche en monuments mégalithiques (près de 1600), dont la plupart datent de la période talayotique. Cette culture prospéra entre 2000 et 1000 avant JC et 3 types de construction sont représentés : les taulas (2 pierres formant un T) servaient soit d'autel sacrificiel, soit de charpente ; les navetas (coque de bateau renversée) servaient soit d'habitation ou de sépulture et enfin les talayots (de formes circulaires ou carrées) sur lesquels les historiens s'interrogent encore sur leurs destinations (tours de défense, entrepôts, sites funéraires ? L’île foisonne de vestiges d’époques très différentes, depuis les nombreuses et impressionnantes ruines de la civilisation pré-romaine jusqu’aux édifices médiévaux comme la cathédrale gothique de Ciutadella, en passant par les nombreuses fortifications militaires entourant Mola. Tout cela confirme le rôle central joué par Minorque au cours des siècles, malgré sa petite taille et la proximité de Majorque, la plus grande des Iles Baléares. Avec le développement de la navigation et les jeux de pouvoir entre empires, le port naturel de Maó, capable d’abriter une flotte entière, devint un enjeu stratégique incontournable. Mais déjà bien auparavant, Minorque était un centre d’intense activité humaine. Les Phéniciens la dénommèrent «Nura», à cause des nombreuses lumières qui illuminaient la côte. Pendant plus d’un millénaire, la civilisation talaiotique créa un «empire de pierre», intégrant les influences grecque et phénicienne, avant de cohabiter sans problème avec la superpuissance de l’Antiquité: les Romains accostèrent en 123 avant Jésus-Christ, y trouvèrent deux villes et en fondèrent une troisième, Sanisera (actuellement Sanitja) qui n’a pas laissé de traces.

En 902 Minorque fut, comme l’ensemble de l’archipel des Baléares, annexée au Califat de Cordoue. La «Minorica» romaine devint «Menurka», de même Ciutadella fut rebaptisée «Madina Menurka» (Ville de Minorque). Les trois siècles et demi de présence musulmane ont laissé les vestiges du château de Santa Àgueda et une infinité de toponymes. L’arrivée des troupes catalano-aragonaises à Majorque en 1229, fit d’abord de Minorque une province, jusqu’à l’expulsion des Musulmans en 1287. S’ensuivit une longue ère de dominations diverses. De 1708 à 1802, les Anglais gouvernèrent Minorque durant quelque 70 ans, avec une parenthèse française de sept ans. Depuis 1802, l’île fait partie intégrante de l’Espagne, bénéficiant ces dernières décennies de la démocratisation du pays et du Statut d’Autonomie. Le gouvernement des Iles Baléares obtint de larges compétences et, en 1979, un gouvernement de l’île fut constitué, le Conseil insulaire de Minorque.

Quelques bribes de minorquin, variante insulaire du catalan, suffisent à prendre conscience de l’héritage laissé par 70 ans de tutelle anglaise au XVIIIe siècle. L’influence de la culture anglaise se manifeste aussi bien dans les us et coutumes du quotidien, que dans des facettes plus visibles comme l’architecture ou la présence à Minorque d’un des rares terrains de cricket en herbe du sud de l’Europe. Sur la carte subsistent encore quelques toponymes anglais, comme Cala en Porter. Malgré leur passage furtif, les Français rendirent un hommage éternel à leur roi et à leur architecture en fondant le village de Sant Lluís. On y pratique, aujourd’hui encore, le «joc de la bolla», proche de la pétanque française. L’héritage le plus visible des Britanniques est sans aucun doute Fort Marlborough, une impressionnante et - à l’époque - très moderne forteresse, qui avait pour mission de protéger les flancs du port fortifié de Maó. Reconvertie en musée, elle permet un curieux et intéressant voyage dans le passé.

La nécropole talaiotique la plus importante de Minorque se trouve à Calascoves, l’un des endroits les plus beaux pour jouir de la mer. Il s’agit d’un ensemble d’une centaine de grottes artificielles, utilisées dès le IXe siècle avant Jésus-Christ pour enterrer les défunts, et but de pèlerinage jusqu’à l’époque romaine. La crique servit plus tard de lieu de mouillage des bateaux de pêche, les pêcheurs s’installant dans les grottes. Des grottes, du sous-sol et de l’eau, les archéologues ont retiré des milliers d’objets évocateurs. Il s’agit actuellement de la zone de mouillage préférée des bateaux de plaisance, car la nature et l’histoire s’y sont donné rendez-vous de manière spectaculaire.

Difficile pour un archéologue d’oublier sa passion dans une île ayant conservé autant de vestiges. Le plus ancien est vieux de 3.500 ans, certains historiens le considèrent comme l’édifice intact le plus ancien d’Europe. Naveta des Tudons se trouve à quelques minutes à pied de la route Ciutadella-Maó, au milieu d’un champ, et faisait office de sépulture il y a plusieurs millénaires. Les ossements d’une centaine de défunts y ont été retrouvés. Le vestige le plus marquant de la culture talaiotique (de 1.400 avant Jésus-Christ à l’époque romaine), est Son Catlar. Remarquable dans ses dimensions autant que par son état de conservation, cette véritable ville s’étend sur six hectares, et est ceinturée d’une muraille longue de 900 mètres. Son Catlar fut habitée jusqu’au Moyen-Age, même si elle n’est aujourd’hui qu’une ruine de plus dans un paysage archéologique particulièrement riche. A Minorque, il n’y a pas que les vieilles pierres qui parlent. L’île est un paysage où abondent les constructions de pierre – murs, étables, maisonnettes – , témoignages de la vie ardue des insulaires mais aussi de leur attachement à cette parcelle de terre perdue.

Une particularité "naturelle" à noter : les «Pedreres de S’Hostal» Le visiteur ne suspecte rien jusqu’à son arrivée au bord d’un immense gouffre qui ouvre la plaine de l’ancienne Ciutadella. Cette carrière exploitée jusqu’en 1994, fut acquise ensuite par l’association Líthica. Cette association fut fondée par une chercheuse française étudiant les carrières de Minorque, et qui, tombée sous le charme du site et de l’île en général, décida de militer pour la sauvegarde de ce patrimoine hors du commun. Les «Pedreres de S’Hostal» représentent un impressionnant spectacle, qui fascine par ses formes, ses dimensions et ses repères historiques. Dans la partie ancienne, la main de l’homme a suivi les veines de marès du sous-sol, pour créer des formations capricieuses de toute beauté. La partie nouvelle, creusée par les machines de façon symétrique, propose un dégagement si impressionnant qu’il eût pu être conçu par un artiste contemporain. De par sa taille et sa beauté, le site est de fait souvent exploité comme lieu de spectacles. Les carrières font également offices de serres ouvertes, propices à de petits potagers, car il y règne un micro-climat lié aux propriétés de la pierre de marès et à la faible exposition aux vents.

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Mao et ses environs

La possibilité d’amarrer les grands navires à quelques pas du centre-ville, a fait de Maó la destination préférée des bateaux de croisière, et le décor urbain s’est enrichi de la présence de ces palais flottants. De nombreux commerces et lieux historiques invitent à la découverte, ainsi le marché situé dans le cloître d’un couvent annexé à l’église du Carmen. Les demeures seigneuriales du centre, le remarquable Musée de Minorque, la zone commerciale de Baixamar (port de passagers) et les édifices militaires des alentours complètent cette image d’une ville conjuguant un passé dramatique et un présent insouciant.

Mao a pour sa part des allures de ville de province. Situé sur la rive Sud escarpée d'une baie profonde, son port est réputé comme l'un des meilleurs ports naturels au monde ! C'est un lieu fascinant pour plusieurs raisons : ses remparts, ses églises magnifiques, ses hôtels particuliers typiques hispaniques et quelques maisons géorgiennes. La grande église baroque de Santa Maria domine la Plaça Espanya et le quartier environnant. Le marché le plus célèbre de Mao est installé près de l'Eglise del Carme, dans son cloître rénové. Vous y trouvez tout type de commerçant, depuis les fruits et légumes jusqu'aux souvenirs minorcains en passant par le queso Mehon, l'un des meilleurs fromages espagnols produit sur l'île. Une autre attraction typique est le Théâtre Principal, premier opéra espagnol inauguré en 1829 avant ceux plus connus de Barcelone (le Liceu) ou de Madrid (Teatro Real de Madrid). Il n'accueille plus qu'occasionnellement quelques concerts ou évènements culturels, transformé aujourd'hui en cinéma. Bien entendu, c'est le port de Mahon qui attire les regards, d'autant plus superbe si vous avez la possibilité d'y accéder en bateau. Son passé de base navale britannique est maintenant derrière lui, et de superbes yachts et voiliers viennent y faire escale plus ou moins longtemps.

Nous avons eu l'occasion de venir à plusieurs reprises sur Mao pour profiter des différents attraits que propose la ville. Nous avons également passé notre dernier jour (le mercredi 29 août) dans la capitale. Boutiques, train touristique, déjeuner tardif et derniers achats plus ou moins importants. Le décollage étant assez tardif (22h) nous avons pu également faire quelques haltes au Parc es Fregares, où les seuls points d'intérêts sont les jeux pour enfants.

Nous avons passé la soirée du 24 août à Es Castell, situé à proximité de Mao et sur le côté Sud de la cala. La route (depuis Mao) fini en impasse sur le Fort Malbourgh (près du village de Sant Esteve), avec le Castell de Sant Felip un peu plus tôt sur la route.Le Fort Malborough fût construit par les Britanniques en appui du Fort Sant Felip, sur la rive opposée. Fort San Felip gardait jadis l'entrée sud du port de Mao. Il était, à sa construction au 16ème siècle, considéré comme l'un des systèmes de défense les plus sophistiqués d'Europe. Il fût cependant complètement détruit par les Espagnols en 1782 et il n'en reste plus aujourd'hui que des ruines. A proximité d'Es Castell se trouve un site ancien dont on peut facilement explorer les alentours. Avec les falaises autour et le soleil couchant, la promenade est un vrai bonheur. La cala est également agréable avec juste quelques résidences semble-t-il pour touristes. Retour sur Es Castell, de son ancien nom La Villa Carlos, qui était un avant poste militaire établi en 1771 par les Britanniques. Les maisons géorgiennes qui entourent la Plaça Esplanada rappellent d'ailleurs leur présence. De nombreux restaurants sont proposés autour de la jetée principale afin de dîner au bord de l'eau. Le cadre est vraiment agréable avec plusieurs maisons et immeubles colorés et de bon goût ... Nous trouvons beaucoup de monde et donc quelques difficultés à trouver de la place. Mais les mets sont de très bonne qualité, la vue agréable, les serveurs sympathiques et la sangria excellente. Que demander de plus ?

S’il faut retenir un produit artisanal de l’île, ce privilège revient à «l’avarque», une chaussure d’une simplicité inégalée : deux pièces de cuir sur une semelle en caoutchouc. Si les autres produits de l’industrie minorquine de la chaussure, autrefois florissante, ont subi une forte concurrence des marchés, les «avarques» demeurent un succès d’exportation et un symbole de l’été minorquin. Vous aurez l'occasion d'en trouver différents exemples dans la capitale mais également dans les stations balnéaires.

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Alcaulfar et le Sud-Est

Sur la route d'Alcaulfar se trouve la petite ville de Sant Lluis, qui a la particularité d'avoir quelques maisons blanchies à la chaux pour accueillir des marins bretons ! Les français étaient en effet présents pendant la guerre de Six ans de 1756 à 1763. Autre particularité, le moulin dit « Moli de Dalt » de 1762, seul moulin en activité sur l'île qui en fait son symbole. Le Taula du site préhistorique de Trépuco est plutôt bien conservé et se situe sur la route entre Mao et Sant Lluis.

Une journée de marche nous a donné un aperçu de cette région. Départ vers 9h30 (petit déjeuner à partir de 8h30 le plus tôt) sur le cami de Cavells grand GR qui fait le tour de l'île. Sentier très facile mais la chaleur se fait vite ressentir. Direction Punta Prima (environ 3 km). A 800 mètres, une petite crique attire tous les regards, et les voiliers principalement, au bas d'une tour de guet semble-t-il d'époque. On continue jusqu'à Punta Prima, grande station balnéaire avec nombreux restaurants, hôtels clubs, résidences, commerces et autres attractions pour touristes. Arrêt baignade avant de continuer en direction de Cala Biniancolla. De très belles demeures surgissent tout au long du sentier côtier, avec vue imprenable sur la Méditerranée sans nuisance particulière autre que les randonneurs courageux. Nous nous arrêtons 2 km plus loin environ, dans une crique « sauvage » mais où un escalier de fortune a été érigé pour arriver dans l'eau claire et transparente. Le bain et le déjeuner sont un régal seulement importunés par quelques bateaux lointains ou baigneurs frustrés de voir la place déjà prise. Retour sur Punta Prima par un climat plutôt chaud mais avec le soleil dans le dos (coup de soleil sur l'intérieur des genoux) et un petit vent ponctuel. Arrêt dans un glacier pour reprendre quelques forces, puis retour jusqu'à l'appartement où nous avons profiter de la piscine. Direction sant Climent le soir pour trouver un restaurant très réputé, hélas sans grand résultat mais celui que nous avons trouvé vaut le détour (Country Club …). Le patron est un ancien baroudeur (Kenya, Brésil … pendant près de 20 ans) musicos à ces heures qui a retapé le restaurant et se fait une joie de nous initier à quelques instruments. Nous sommes ses seuls clients pour la partie restaurant, nous avons loisir de laisser libre court à nos sens artistiques !!! Retour à l'appartement pour une bonne nuit de sommeil bien méritée.

Le lendemain, destination la pointe Est face à Mao, à savoir la forteresse de La Mola. En très bon état et bien conservée, belle architecture avec un historique simple mais intéressant. Pas trop de monde ce dimanche. Sur la route du retour, arrêt dans le village de Sa Mesquida, petit village enfin typique et non surpeuplé. Mais un seul restaurant déjà réservé … Un peu plus haut, le restaurant « » est également complet, nous nous retournons donc sur Mao. Moins de monde, moins chaud aussi et un restaurant en bord de mer nous offre la première paëlla typique. De très beaux voiliers et yachts se disputent les places au port. Retour via Sant Lluis qui poursuit ses festivités (beaucoup de voitures garées un peu partout, et quelques uns qui semblent un peu éméchés …) Nous terminons à la plage puis dans la piscine avec les premières têtes sous l'eau de Clara !

La route qui nous mène à Es Canutells nous fait admirer de beaux points de vue et quelques villages balnéaires bien fournis. On citera entre autres Punta Prima (déjà cité au préalable), Binibequer Vell (dont nous parlerons plus tard), les Cala de Biniancolla, Binissafuller et Binidali. Avec plus ou moins de monde selon les cas. La cala des Canutells s'avère très agréable avec un village modeste, et une vraie plage avec la forêt derrière. A noter que le cami de Cavells passe légèrement au-dessus de la cala avant de s'enfoncer dans la forêt pour rejoindre Cala en Porter par les Cales Coves. Nous nous arrêtons au retour dans le village très renommé de Binibequer Vell, construit début 70 sur la base d'un village de pêcheurs. Les maisons blanches, ruelles piétonnes et la vue saisissante sur la cala de Binibequer ont font un vrai paradis, et il semble que les habitants souhaitent garder jalousement leur trésor. Escale très agréable. Dernier arrêt à Punta Prima pour profiter d'une glace et d'un verre d'orange avant de retrouver notre appartement, puis une dernière plongée dans la piscine pour la journée.

Enfin, nous avons poussé sur une matinée sur Sant Algar, petit village à proximité de Alcalfar. Beaucoup de monde part ce jour-là, ce qu'il fait que nous avons les commerces pour nous seuls. Village à petite échelle comparé aux autres mais pas de plage ou de crique caractéristique qui en fasse un point d'intérêt. A noter un hôtel avec accès internet qui nous a permis d'imprimer nos cartes d'embarquement pour le retour.

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Ciutadella et le Sud-Ouest

L’architecture témoigne encore du poids politique passé de la ville, et ses habitants font montre d’un orgueil que le visiteur ne peut comprendre qu’après avoir exploré le centre historique, ses palais, recoins et ruelles. Les plantureux décors maritimes sont tout proches, et certains monuments renvoient directement à l’Histoire, ainsi ce buste de David Glasgow Ferragut, enfant de Ciutadella et amiral de la flotte américaine pendant la guerre de Sécession. Ce qui caractérise le mieux Ciutadella, c’est la difficulté pour le touriste expérimenté de la comparer à une autre ville. Il s’agit d’un joyau historique à caractère unique.

Nous avons profité de la journée du mardi pour visiter cette ville et la région autour. Bonne route, un peu de monde, prévoir 1h pour 55 km environ.
Visite de Ciutadella : beaucoup de monde sur le port et dans le centre-ville, (obligé de nous garer près du port où se trouvent de très beaux bateaux), touristes en masse. Visite de la cathédrale (en travaux) et ruelles typiques de la ville. Commerces, cafés, souvenirs …
Départ sur Cap d'Artaux où nous trouvons la foule : hôtels, résidences, clubs … gavé de monde, pas d'arrêt car pas attirant. Quelques détours pour finalement s'arrêter à Casa Blanca : la même chose mais en un peu plus petit. On tombe par hasard sur un coin très sympa (pas de plage) mais sans touristes ! Déjeuner à l'abri, balade sur les récifs. Nous reprenons la voiture jusqu'à Ailori où nous prenons la direction de Casa en Porter. Petite crique avec pas mal de monde. Plage sympa, quelques bars / restaurants avec résidences en hauteur. Pas grand chose à faire à part se baigner … Mais l'eau est souillée par du pétrole (bateaux) ou produits de bronzage. Cela gâche le plaisir ! Retour par des routes secondaires via Sant Llouis et soirée tranquille à l'appartement.

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Parc Es Grau et le Nord-Est

Minorque est un territoire vert au plein sens du terme, car sa population a toujours manifesté un grand souci pour l’environnement. En 1993, l’UNESCO a décrété l’île «Réserve de la Biosphère». Le parc naturel de S’Albufera des Grau, à quelques kilomètres de Maó, en constitue le noyau. Ce refuge d’oiseaux constitue aujourd’hui l’une des zones humides les plus importantes du sud de l’Europe. La «Réserve» minorquine compte 18 enclaves classées «zone naturelle d’intérêt particulier». Un parfait exemple est le Cap de Cavalleria: elle abrite un «Ecomusée» qui, outre son magnifique paysage et sa zone protégée, comprend un musée, les ruines d’un camp romain, d’anciennes carrières et des fours à chaux, une tour de guet anglaise et les vestiges d’une mosquée arabe. Sans oublier, bien entendu, une jolie plage. Outre la beauté du paysage et les distances réduites sur cette île de 716 kilomètres carrés, Minorque se distingue par la propreté de ses plages, et le soin accordé à l’environnement. Question climat, l’ensoleillement atteint en moyenne 2.712 heures par an, le tout bercé par une brise qui atténue la chaleur de l’été.

Nous avons eu l'occasion de visiter cette région à plusieurs reprises. La première le jeudi 23 août pour visiter plus particulièrement Fornells et ses environs, dont le Cap de Cavalleria, le point le plus au Nord de l'île et donc des Baléares. Petite route sinueuse, quelques voitures, un phare au bout et de beaux points de vue.
Fornells, une station balnéaire septentrionale, est aussi "chargée" que Punta Prima avec un monument à voir. Restaurants spécialisés dans la calderra de langustinas (bouillabaisse de langoustines très renommée mais pas donnée, 40€ …) Idéal pour les voileux à première vue. Visite de villages alentour : Na Macarest, petit village côtier avec de beaux points de vue et assez urbanisé. Addaia : même chose que le précédent mais un peu plus pittoresque et moins touristique, mais peu de choses à voir dans le coin. Enfin, Favaritx, début (ou fin) du Parc Naturel. Belles criques, sauvage, plages minuscules mais pas mal de monde pour en profiter malgré tout, route sinueuse et peu large. Le cami de Cavalles passe également par ici.

Notre seconde incursion, le samedi avait pour but de profiter plus particulièrement du parc naturel qui commence à Es Grau. Peu de monde à première vue, le fait d'arriver tôt aide également. Nous récupérons le Cami de Cavells pour entrer dans le parc et admirer le lac et la foret, mais pas d'animaux en vue. Nous longeons le sentier côtier pour y découvrir plusieurs criques avant de jeter notre dévolu sur la Cala … à 4-5 km de Es Grau. Tout y est superbe, dommage juste qu'il y ait des monticules d'algues avant d'accéder à la mer. Déjeuner sous le auvent d'une cabane de pêcheur (qui sert plutôt de location car des anglais arrivent - en voiture ! - pour s'y installer). Retour sur Es Grau où nous profitons de la plage et d'un glacier, puis sur Alcalfar via Sant Lluis où une fête se prépare (et durera jusqu'à demain normalement).

Enfin, notre dernière visite de la zone s'est faite en bateau. Départ tôt le matin (8h15) pour le port Addaia où nous attend un bateau pour une croisière aller-retour jusqu'à Es Grau. 12 personnes au total, seulement 3 français (nous-mêmes) et beaucoup d'anglais. Nous retrouvons les falaises que nous avons empruntés de l'autre côté, de Favaritx à Es Grau plus particulièrement. Le temps est idéal pour la balade, mer calme et chaleur pas trop excessive. Baignade, snorkling et canoë dans la cala d'Es Grau, où nous déjeunons également assez tôt. Retour par la même route jusqu'à Addaia où le fourgon nous ramène jusqu'à l'hôtel. Repos, plage et piscine puis dîner dans le restaurant … l'un des 3 d'Alcalfar avec une belle vue sur la baie de S'Algar. Très bien, servi par une française (de Vannes) en stage pour l'été.

Merci à l'Institut Balear Del Turism - www.ilesbalears.es - pour sa participation ...

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Architecture Cami de Cavells et sentiers Divers Portraits La mer et paysages aquatiques

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